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Birmanie : commémoration (silencieuse) de l'anniversaire du coup d'Etat

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Par euronews  avec AFP, AP
Une des artères de Mandalay, désertée de ses habitants, qui voulaient ainsi commémorer le 1er anniversaire du coup d'Etat en Birmanie - le 01/02/2022
Une des artères de Mandalay, désertée de ses habitants, qui voulaient ainsi commémorer le 1er anniversaire du coup d'Etat en Birmanie - le 01/02/2022   -   Tous droits réservés  AP/Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved.   -  

C'est avec le silence que les Birmans ont choisi de marquer l'anniversaire du Coup d'Etat. C'était il y a un an, l'armée prenait le pouvoir. Depuis, toute opposition est réprimée.

En Birmanie, les rues des grandes villes étaient quasiment désertes ce mardi. Une grève silencieuse, c'est la manière choisie par la population pour commémorer l'anniversaire du Coup d'Etat.

C'était il y a un an, le 1er février 2021 : l'armée renversait les institutions et prenait le contrôle du pays.

Depuis, la junte s'emploie à réprimer toute contestation.

Aujourd'hui, les opposants parlent sous couvert d'anonymat, comme Htoo Aung (nom d'emprunt). Il a raconté à l'AFP que "de nombreuses personnes (étaient) tuées chaque jour, sans que personne ne s'y intéresse".

"La junte commet toujours des crimes contre l'humanité, ajoute-t-il. Elle arrête des civils, elle incendie des villages et mène la guerre contre les Forces de défense du peuple (des milices citoyennes qui mènent régulièrement des opérations de guérilla contre les troupes du régime, NDLR). Et on est toujours confronté à la torture et à l'oppression."

"Les jeunes Birmans ont goûté à la liberté et aux nouvelles technologies ces dernières années, commente Maythu (nom d'emprunt), habitante de Rangoon. Et on veut poursuivre sur cette voie. On ne veut pas faire marche arrière et replonger dans l'obscurantisme".

Avec ce régime militaire, c'est comme si on s'éteignait.<br>On perd toute opportunité. Nos vies n'ont plus de sens.
Maythu (nom d'emprunt)
Habitante de Rangoon

A Mandalay, deuxième ville du pays, des manifestants ont bravé l'interdiction de manifester et sont descendus dans les rues ce mardi matin pour dire leur opposition au régime militaire.

Selon des sources locales, la répression qui a suivi le coup d'Etat a fait près de 1 500 morts.

Par ailleurs, 9 000 personnes seraient actuellement emprisonnées pour leur opposition à la junte.