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La liste des pays appelant leurs ressortissants à quitter l'Ukraine ne cesse de s'allonger

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Par Euronews  avec AFP
l'ambassade américaine, à Kiev, le 24 janvier 2022, Ukraine
l'ambassade américaine, à Kiev, le 24 janvier 2022, Ukraine   -   Tous droits réservés  Efrem Lukatsky/Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved.   -  

En Ukraine, la plupart des ambassades occidentales ont décidé d'évacuer leur personnel diplomatique non essentiel.

Le Canada a annoncé fermer temporairement son ambassade à Kiev et déplacer ses opérations dans un bureau à Lviv, dans l'ouest du pays, rejointe dimanche par l'Australie.

De nombreux pays appellent leurs ressortissants à partir

Les Etats-Unis ont également ordonné le départ de l'essentiel du personnel de l'ambassade américaine à Kiev, relevant qu'une offensive russe pouvait "commencer à tout moment et sans avertissement". Quelque 160 soldats américains qui entraînaient les forces ukrainiennes ont aussi reçu l'ordre du départ.

En parallèle, la liste des pays appelant leurs ressortissants à quitter l'Ukraine ne cesse de s'allonger, avec notamment les Etats-Unis, l'Allemagne, l'Italie, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, le Canada, la Norvège ou encore l'Australie, le Japon et Israël.

"Les personnes qui s'y trouvent pour le travail, les expatriés et les familles doivent également partir" a précisé la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, lors d'un déplacement samedi au Caire.

Mais dans l'aéroport de Kiev, pas d'effervescence. Les étrangers semblent peu nombreux à quitter le pays.

Les gouvernements occidentaux ont pourtant insisté : en cas d'invasion russe, aucune opération de rapatriement ne sera mise en place.

Un scénario de guerre inquiète surtout en Europe de l'Est, notamment la Hongrie qui craint un afflux de centaines, ou de milliers de réfugiés. C'est ce qu'a déclaré samedi le premier ministre Viktor Orban, lors d'un meeting de campagne.

Zelensky critique l'alarmisme des Occidentaux

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a pour sa part une nouvelle fois jugé les déclarations américaines trop alarmistes.

"Toutes ces informations (quant à une éventuelle attaque) ne font que provoquer la panique et ne nous aident pas", a-t-il dit.

A Kiev, des milliers de manifestants ont défilé samedi, disant refuser de céder à la panique justement, même s'ils prennent la menace au sérieux.