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Les opposants aux mesures sanitaires ont manifesté samedi à Paris, La Haye et Zurich

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Par Euronews  avec AFP
Le "convoi des libertés" à Paris, France, le 12 février 2022
Le "convoi des libertés" à Paris, France, le 12 février 2022   -   Tous droits réservés  Adrienne Surprenant/Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved   -  

Plusieurs manifestations d'opposants aux mesures sanitaires ont eu lieu samedi en Europe, certaines s'inspirant du mouvement des chauffeurs routiers canadiens, qui bloquent la capitale fédérale Ottawa.

À La Haye, blocus levé dans l'après-midi

Des opposants aux restrictions sanitaires venus protester en convois de tous les Pays-Bas ont quitté samedi le centre-ville de La Haye après l'avoir bloqué pendant plusieurs heures, selon la police.

"Les manifestants qui bloquaient aujourd'hui le centre-ville de La Haye avec des camions, entre-autres, ont maintenant quitté la ville", a déclaré sur Twitter la police de la ville, qui avait sommé les participants de quitter les lieux avant 15h30, les menaçant d'une arrestation et d'une amende.

Selon la télévision publique néerlandaise, plusieurs centaines de véhicules ont bloqué le célèbre "Binnenhof", où se trouvent plusieurs centres décisionnels et législatifs nationaux. Les premiers manifestants sont arrivés dès 07h30 à bord de camions, voitures, et même tracteurs et caravanes pour demander la fin des restrictions sanitaires. Ils y sont restés plusieurs heures.

"La manifestation (...) prend tranquillement fin", ont pour leur part déclaré sur Telegram les organisateurs, qui avaient initialement appelé les manifestant à rester et demandé à discuter avec le maire de la ville.

Certains manifestants ont affirmé qu'ils continueraient vers Bruxelles ou Paris. D'autres ont promis de revenir à une manifestation contre les restrictions sanitaires prévue dimanche à La Haye.

La municipalité de La Haye avait mis fin vers 15h à la manifestation, qui n'avait pas été annoncée, et la police a ordonné aux participants de partir. Les véhicules ont commencé à quitter les lieux relativement tranquillement à partir de 16h, mais des troubles sont survenus à après le départ des camions, a rapporté l'agence de presse néerlandaise ANP.

Les convois anti-pass ont grossi les manifestations mais sans bloquer Paris

Certains sont allés jusqu'aux Champs-Elysées perturber la circulation, d'autres ont défilé dans les manifestations autorisées, mais les participants aux convois anti-pass, partis de toute la France, n'ont pas bloqué Paris comme ils le voulaient.

Vers minuit, les forces de l'ordre tentaient encore de disperser quelques dizaines de manifestants irréductibles près des Champs-Elysées, après avoir réussi à les repousser dans des rues adjacentes.

Plus tôt en début d'après-midi, plus d'une centaine de véhicules avaient rejoint cette célèbre avenue de la capitale, des automobilistes, certains désormais à pied, agitant des drapeaux ou scandant "liberté", alors que leur manifestation n'avait pas été autorisée.

La situation s'est ensuite tendue: la place de l'Arc de Triomphe puis l'avenue ont progressivement été évacuées par les forces de l'ordre à coups de gaz lacrymogènes.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a indiqué samedi soir dans un tweet que 337 personnes avaient été verbalisées et 54 interpellées par les forces de l'ordre à Paris.

Deux manifestations opposées à Zurich

Des centaines d'opposants aux mesures anti-Covid ont défilé samedi à Munich, conspués par des milliers de contre-manifestants qui les ont traités de "nazis", ont rapporté les médias.

Aucune des deux manifestations n'avait été autorisée et la police a fait usage de gaz lacrymogènes, de canons à eau, tiré des balles en caoutchouc pour disperser la foule et procédé à des arrestations, selon des images vidéo.

La police n'a pas fourni d'estimations du nombre de participants. L'agence ATS a évalué à plusieurs milliers le nombre de contre-manifestants.

Ces derniers ont parcouru la ville par différents itinéraires, perturbant la circulation et se heurtant à la police.

"Certains participants à la manifestation non autorisée ont tenté de percer les barrages de police. C'est la raison pour laquelle des canons à eaux, des balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes ont été utilisé", a indiqué dans un tweet la police de Zurich.

"Les services d'urgence ont parfois été pour sérieusement harcelés et on dû recourir aux ressources de la police", selon la police.

La police a indiqué également avoir interpellé dans la vieille ville de Zurich un "groupe important et potentiellement violent" de personnes appartenant à la mouvance d'extrême droite.