Cet article n'est pas disponible depuis votre région

Guerre en Ukraine : les médias en Russie sous contrôle renforcé

Access to the comments Discussion
Par Julien Pavy  avec AFP
Alexei Venediktov, rédacteur en chef de la radio "Echo de Moscou"
Alexei Venediktov, rédacteur en chef de la radio "Echo de Moscou"   -   Tous droits réservés  AP/Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved.   -  

Après avoir observé une minute de silence en hommage aux soldats russes tombés en Ukraine, les députés de la Douma ont approuvé ce vendredi une loi qui punit jusqu'à 15 ans de prison tout publication de "fake news".

Les termes "guerre" et "invasion" interdits

Une façon de dissuader un peu plus les médias souhaitant contourner le discours officiel qui fait état d'une "opération spéciale" en Ukraine. Les termes de "guerre" et "d'invasion" étant bannis.

Face aux menaces et à ce musellement accru de l'information, des médias locaux indépendants ont préféré s'auto-dissoudre, comme la radio privée "Echo Moscou".

Alexei Venediktov est le rédacteur en chef de la station : "Nous vivons aujourd'hui dans un quasi-état de guerre et le gouvernement introduit petit à petit des lois restrictives qui affectent la liberté d'expression en général, pas seulement celle des journalistes. Il faut admettre que nous avons oublié comment nous vivions il y a 30 ans, avant Mikhaïl Gorbatchev. En fait, nous sommes en train de revenir à cette époque."

Nous avons oublié comment nous vivions il y a 30 ans avant Mikhaïl Gorbatchev. En fait, nous sommes en train de revenir à cette époque.
Alexei Venediktov
Rédacteur en chef de la radion "Echo de Moscou"

Les médias indépendants et étrangers dans le viseur du Kremlin

Également dans le viseur des autorités russes, la chaîne de télévision indépendante "Dozhd" qui a annoncé mardi la suspension de ses programmes. Accusée elle aussi de diffuser des "informations mensongères", elle a préféré couper le signal.

Enfin, les médias étrangers diffusant sur le sol russe n'échappent pas aux restrictions. Les autorités ont ainsi limité l'accès à la BBC ou encore à l'allemand "Deutsche Welle" après que les Occidentaux ont débranché ont  débranché "Russia Today et "Sputnik".