Cet article n'est pas disponible depuis votre région

A Marioupol, ville martyre, des fosses communes pour enterrer les civils

Access to the comments Discussion
Par Julien Pavy  avec AFP
Des victimes sont enterrées à la hâte dans des fosses communes car les bombardements empêchent les enterrements à Marioupol, Ukraine, le 9 mars 2022
Des victimes sont enterrées à la hâte dans des fosses communes car les bombardements empêchent les enterrements à Marioupol, Ukraine, le 9 mars 2022   -   Tous droits réservés  AP Photo   -  

A Zaporizhia, dans le sud-est de l'Ukraine, un convoi de bus rempli d'aide humanitaire doit partir pour Marioupol à plus de trois heure de route.

Déjà 1 300 civils tués

A l'intérieur, de la nourriture, de l'eau, des médicaments, destinés aux habitants de cette ville prise au siège des bombardements.

Le siège de Marioupol par les forces russes aurait déjà fait près de 1 300 morts parmi les civils, selon les autorités locales. Démunies et débordées, elles ont dû faire inhumer des corps dans des fosses communes.

Les travailleurs locaux sont éprouvés : "Tout ce que je demande, c'est que tout cela termine. Je ne sais pas qui est coupable, qui a raison, qui a commencé... Qu'ils soient tous maudits ces gens qui ont commencé ! Qu'est-ce que je ressens ? Je dois continuer à vivre", souligne Volodymyr.

Des pénuries pour les habitants

Marioupol compte en temps normal près de 500 000 habitants. La plupart sont encore sur place, essayant de survivre aux bombardements et aux pénuries.

Tania et d'autres civils font la queue pour avoir de l'eau. "J'ai neuf enfants, ils sont toujours en vie. Priez pour Marioupol, nous sommes bombardés de toutes parts. Priez pour les mères et leurs enfants, s'il vous plaît, c'est très dur ici. Nous n'avons pas d'eau, pas de nourriture, pas d'électricité, c'est tellement effrayant de traverser tout cela."

Nous n'avons pas d'eau, pas de nourriture, pas d'électricité, c'est tellement effrayant de traverser tout cela.
Une habitante de Marioupol

Le bombardement d'une maternité et d'un hôpital pédiatrique à Marioupol a indigné la communauté internationale, l'Union européenne dénonçant "un crime odieux". Des condamnations qui n'ont pas permis jusqu'à présent d'aboutir à un cessez-le-feu dans cette ville martyre.