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Le groupe Etat islamique nomme un nouveau chef et confirme la mort de son ancien dirigeant

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Par euronews  avec AFP
Archives : maison située dans le nord de la Syrie où se trouvait le chef du groupe Etat islamique; après le raid des forces spéciales américaines, le 3 février 2022
Archives : maison située dans le nord de la Syrie où se trouvait le chef du groupe Etat islamique; après le raid des forces spéciales américaines, le 3 février 2022   -   Tous droits réservés  AP Photo/Ghaith Alsayed   -  

Le groupe djihadiste Etat islamique (EI) a confirmé la mort de son chef Abou Ibrahim al-Hachimi al-Qourachi et nommé son successeur Abou Hassan al-Hachemi al-Qourachi, selon un communiqué diffusé ce jeudi par l'organisation terroriste.

Les jihadistes de l'EI ont "prêté allégeance à Abou Hassan al-Hachemi al-Qourachi, l'émir des croyants et calife des musulmans," a déclaré le porte-parole du groupe dans un enregistrement audio publié sur Telegram.

Les décès de l'ancien chef de l'EI ainsi que de son précédent porte-parole sont également confirmés dans l'enregistrement.

"Abou Ibrahim al-Hachimi al-Qourachi et le porte-parole officiel de l'Etat islamique (...) Abou Hamza al-Qourachi ont été tués récemment", a ajouté le nouveau porte-parole.

L'ancien chef de l'EI s'était fait exploser au cours d'une opération des forces spéciales américaines dans le nord-ouest de la Syrie, une région sous le contrôle de jihadistes, a déclaré le président américain Joe Biden le 3 février dernier.

Qourachi, originaire de Tal Afar, à 70 kilomètres à l'ouest de Mossoul en Irak, avait pris fin octobre 2019 la tête du groupe après l'élimination de son prédécesseur Abou Bakr al-Baghdadi le même mois.

"Inconnu"

Le nouveau chef de l'organisation radicale sunnite, le troisième du groupe depuis sa création, a jusqu'ici peu fait parler de lui et le communiqué du groupe ne donne pas plus de détails sur son identité.

"Nous ne connaissons tout simplement pas son identité", a déclaré à l'AFP Tore Hamming, chercheur au King's College de Londres spécialisé dans l'étude des mouvements jihadistes.

Selon Colin Clarke, directeur de recherche au Soufan Center, un think-tank basé à New-York, l'EI a choisi "un inconnu car le banc s'est considérablement aminci".

Mais, il ajoute que "le nouvel émir doit être quelqu'un qui peut redonner un élan (...) au groupe".

Le nouveau chef prend les rênes de l'EI au moment où le groupe est affaibli par des offensives successives soutenues par les États-Unis pour contrecarrer une résurgence jihadiste.