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A Kyiv, les larmes et la foi après bientôt un mois de guerre

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Par Anelise Borges  & Euronews
Une famille en deuil à Kyiv
Une famille en deuil à Kyiv   -   Tous droits réservés  euronews   -  

Les Ukrainiens pleurent leurs proches tombés aux combats. A Kyiv, cette famille a dû attendre plus de trois semaines pour récupérer la dépouille de Yuriy, tué près d'Irpin, à l'âge de 59 ans. Il laisse derrière lui une épouse et un fils, Artem, dévasté par le chagrin. Plus que jamais, le jeune homme entend se battre contre les troupes russes pour venger la mort de son père :

"Nous n'avons pas commencé cette guerre, mais nous la terminerons. Les Russes ne peuvent pas se battre en combat rapproché. Rappelez-vous, ce sont des lâches. Vous entendez les sirènes ? Cela signifie qu'ils recommencent à nous bombarder."

Le cimetière municipal de Kyiv témoigne de l'escalade d'une guerre qui n'a pas commencé le 24 février dernier, mais il y a huit ans, en 2014, dans l'est ukrainien séparatiste et quand les troupes russes avaient annexé la Crimée. Une guerre qui avait déjà fait 14 000 morts, avant que ce nouveau chapitre du conflit, beaucoup plus destructeur, ne s'ouvre pour le pays. L'heure est plus que jamais à la prière.

"C'est une guerre, pas seulement pour notre liberté, c'est une guerre pour notre survie. Parce que si nous perdons cette guerre, nous serons probablement tous tués par les Russes parce qu'ils ne reconnaissent pas l'indépendance de l'Ukraine", souligne Max, un entrepreneur ukrainien.

C'est une guerre, pas seulement pour notre liberté, c'est une guerre pour notre survie.
Max
Un entrepreneur ukrainien

Prier pour avoir le courage de résister

Dans une église, des soldats prient pour espérer remporter le combat pour la liberté et l'indépendance de l'Ukraine.

Garder la foi pour avoir le courage de résister et ainsi vaincre les troupes russes. Mais certains déplorent un manque de foi :

"Si nous croyons comme nous devrions croire, nous écraserions la Russie, nous détruirions la Russie, nous détruirions le Kremlin. Aujourd'hui, nous ne faisons que résister sur notre territoire parce que nous manquons de foi. Nous sommes faibles dans la foi", dit un soldat du bataillon de la "fraternité" qui célèbre la prière du jour.

Si nous croyons comme nous devrions croire, nous écraserions la Russie.
Un soldat

Faire tomber la capitale ukrainienne demeure le principal objectif militaire de Moscou, assurent des responsables occidentaux. Les troupes russes pourraient encercler Kiev dans les semaines à venir et avoir recours à des méthodes encore plus dévastatrices et meurtrières.

Alors que les efforts diplomatiques pour parvenir à un cessez-le-feu peinent à produit des effets, le bilan humain de cette guerre ne cesse de grimper.