Séoul tire plusieurs missiles en réponse à l'essai nord-coréen

Access to the comments Discussion
Par Euronews
Un homme passe devant un écran de télévision à Séoul (Corée du Sud), le 24 mars 2022
Un homme passe devant un écran de télévision à Séoul (Corée du Sud), le 24 mars 2022   -   Tous droits réservés  ANTHONY WALLACE/AFP or licensors

Selon le président sud-coréen Moon Jae-in, la Corée du Nord a tiré un missile balistique intercontinental (ICBM), une première depuis 2017. En réponse, Séoul dit avoir également tiré plusieurs projectiles.

Le tir nord-coréen, venant après une dizaine d'autres essais d'armes menés par la Corée du Nord depuis le début de l'année, marque la fin du moratoire auto-imposé par le régime sur les essais de missiles à longue portée et d'armes nucléaires.

L'armée sud-coréenne a annoncé, dans la foulée, avoir tiré également plusieurs missiles en réponse à l'essai.

"En réponse au lancement d'un ICBM par la Corée du Nord, nos armées ont conjointement tiré des missiles depuis le sol, la mer et les airs", à partir de 16h25 (07h25 GMT) en mer du Japon, a indiqué l'état-major interarmées de Séoul dans un communiqué.

"Acte scandaleux"

Plus tôt, Séoul avait estimé, dans un communiqué, que le lancement est une "violation de la suspension des tirs de missiles balistiques intercontinentaux promise par le président Kim Jong Un à la communauté internationale".

De son côté, le Japon l'a qualifié "d'acte scandaleux et impardonnable", par la voix de son Premier ministre Fumio Kishida.

La Corée du Nord "menace la paix et la sécurité du Japon, de la région et de la communauté internationale", a dit M. Kishida depuis Bruxelles où il se trouvait pour rencontrer les autres chefs d'Etat et de gouvernement du G7. "C'est inacceptable", a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis ont à leur tour condamné "avec force" le tir. Ils ont affirmé être disposé à prendre "toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité du territoire américain, de la Corée du Sud et du Japon", selon un communiqué de la Maison Blanche jeudi.

Escalade

Pyongyang a officiellement suspendu ses essais de missiles à longue portée lors des négociations entre Kim Jong Un et le président américain de l'époque Donald Trump. Mais les pourparlers ont échoué en 2019.

En dépit de sanctions internationales sévères, la Corée du Nord a redoublé d'efforts pour moderniser son armée et a procédé la semaine dernière au tir d'essai de ce que les analystes considèrent comme un "missile monstre", un nouveau ICBM à longue portée. Il a explosé en vol peu après son lancement.

Les États-Unis et la Corée du Sud avaient averti au début du mois que Pyongyang se préparait à lancer un ICBM à pleine portée.