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Réfugiés ukrainiens internes : reportage à Berehove, ville à la frontière avec la Hongrie

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Par Camille Pauvarel  & Adam Magyar
A Berehove, au sud-ouest de l'Ukraine les enfants sont accompagnés par de psychologues.
A Berehove, au sud-ouest de l'Ukraine les enfants sont accompagnés par de psychologues.   -   Tous droits réservés  Euronews   -  

A première vue, la guerre semble loin de Berehove, dans le sud-ouest de l'Ukraine. Mais parmi les enfants qui jouent sur la place centrale, nombreux sont ceux qui viennent de Kharkiv, Mikolaïv ou encore Marioupol. Des villes sous le feu des bombes russes. Leurs familles ont fui les combats en quête de paix ici près de la frontière avec la Hongrie.

La Hongrie, membre de l'Union européenne, compte déjà plus de 320 000 réfugiés ukrainiens. Beaucoup de ceux qui sont encore à Berehove vivent actuellement dans des écoles ou des dortoirs. Ofelia et sa fille viennent de Kyiv and espèrent échapper à la guerre ici.

Nous ne voulons pas quitter le pays, nous souhaitons attendre que la guerre se termine et ensuite nous retournerons chez nous.
Ofelia
Déplacée ukrainienne dans la ville de Berehove

Des psychologues prennent en charge les enfants qui viennent des zones de conflits, ces derniers peuvent aussi suivre des cours d'art. Leurs œuvres sont envoyés aux soldats sur le front. Ces sessions ont pour but d'aider ces enfants à s'exprimer sur ce qu'ils ont vécu ces dernières semaines, une tâche qui s'avère parfois très difficile pour certains comme l'explique cette institutrice. "Hélas, certains enfants sont incapables de communiquer sur ces moments traumatisants, explique t-elle, Je ne sais même pas ce qu'ils ont traversé".

De nombreux avions ont récemment survolé Berehove mais il n'y a pas eu un seul bombardement. Alors les locaux ne font plus retentirent les sirène anti-aérienne. Toutefois, les enfants suivent leurs cours à distance.

"Ce que je trouve le plus frappant, c'est l'incertitude. Nous ne savons pas si la guerre va arriver ici ou non, si elle arrive, quand, et ensuite, que faire", témoigne cet homme à Berehove.

Les habitants de Berehove disent qu'au moins un quart de la communauté hongroise de la ville est partie en Hongrie. La peur n'est pas portée sur le risque de combattre mais d'être enrôlé de force dans l'armée.