France 2022 - Soren, 20 ans : "Si tu en as marre, il faut voter"

Access to the comments Discussion
Par Ophélie Barbier  & Gaël Camba, Océane Duboust, Valentine Hullin, Margaux Racanière
Soren a 20 ans, il est en cinquième année d'ébénisterie et membre du PCF
Soren a 20 ans, il est en cinquième année d'ébénisterie et membre du PCF   -   Tous droits réservés  Euronews   -  

Soren a 20 ans, il est en cinquième année d'ébénisterie. Le 10 avril prochain, il votera pour Fabien Roussel, le candidat du Parti communiste français. Pour Soren, l'éducation devrait être au cœur des préoccupations des candidats à l'élection.

Euronews : Depuis quand es-tu engagé au sein du Parti communiste français (PCF) ?

Dès la classe de troisième, j'avais l'intention de prendre ma carte au Mouvement des jeunes communistes français (MJC). Je l'ai prise quand j'ai atteint mes 16 ans.

D'où provient ton engagement politique ?

Je vis avec une mère extrêmement connue pour être la seule élue communiste de Lyon et un père qui est depuis des années élu syndical à la CGT.

Qu'est-ce qui te plaît dans le Parti communiste français ?

On n'a pas devant nous quelqu'un qui va être politicien avant tout mais on a un être humain en face de soi. J'ai pu discuter avec énormément d’élus du PCF et c’était vraiment comme avoir une discussion avec son voisin ou avec son garagiste.

Pour la première fois depuis 2007, le Parti communiste français présente un candidat : Fabien Roussel.

Pour toi, quel est le principal thème de la campagne de Fabien Roussel ?

Pour moi, le thème principal de la campagne de Fabien Roussel ça reste et restera le thème de l’éducation nationale qui a été mise sur la sellette depuis beaucoup trop longtemps.

Peux-tu développer ?

J'habite à Bourgoin-Jallieu (Isère) et dans la classe de mon petit frère, il y a des enfants qui sont atteints de différents troubles et qui ne vont pas voir d'orthophoniste parce que leurs parents n'ont pas les moyens ou parce qu'ils ne s'informent pas forcément sur le sujet. Pour moi, c'est dramatique que l'on laisse l’éducation de la jeunesse d'aujourd'hui et des grands de demain s'assombrir et baisser, baisser, baisser... comme on le fait depuis des années.

Comment tu t'informes sur cette campagne ?

Je suis beaucoup ce que disent les candidats à l'élection présidentielle. Pendant mes devoirs et mes recherches de stages, j'ai essayé d'écouter toutes les prises de parole des candidats.

Tu comprends les jeunes qui ne votent plus ?

Je comprends totalement. Dans leur vie, ils ont autour d'eux des personnes qui ne votent plus. On dit à nos jeunes : "de toute façon, si tu vas voter, ça ne changera rien". Ensuite, on sort dans la rue pour crier "c'est pas bien" mais on n'a pas voté donc, nous n'avons pas notre mot à dire en fait... On laisse tomber la politique et après, on se plaint.