"Massacre délibéré" : Moscou accusé, des corps ligotés, des traces de balles dans la nuque

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Par Euronews  avec AFP
Un homme et un enfant sur une bicyclette avancent vers un cadavre à Boutcha, le 2 avril 2022
Un homme et un enfant sur une bicyclette avancent vers un cadavre à Boutcha, le 2 avril 2022   -   Tous droits réservés  Vadim Ghirda/Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved.

L'Ukraine accuse l'armée russe d'avoir commis un "massacre délibéré" à Boutcha, la ville au nord-ouest de Kiev.

Les autorités ukrainiennes ont diffusé sur les réseaux sociaux des imges de fosses communes.

Pour le président ukrainien Volodymyr Zelensky, la Russie cherche à "éliminer toute la nation ukrainienne."

Le chancelier allemand exige que la lumière soit faite sur les "crimes commis par l'armée russe" à Boutcha alors que Washington et l'Otan dénoncent des actes "horribles" et une "brutalité inédite en Europe depuis des décennies."

Le président du Conseil européen se dit "choqué" et annonce de nouvelles sanctions sont en préparation.

De son côté, le ministère russe de la Défense dénonce de l'emploi de fausses informations et nie avoir tué des civils à Boutcha.

Selon le porte-parole de la présidence ukrainienne Serguii Nikiforov, des cadavres ont été enterrés "avec les mains et les jambes ligotés (...) et des traces d'impact de balles à l'arrière de la tête."

L'Ukraine dit également avoir retrouvé après le départ des Russes de la région de Kiev, le corps sans vie de la maire de Motijin Olga Sukhenko ainsi que celui de son mari.

Les soldats russes les avaient enlevés le 23 mars derniers.

La vice-Première ministre ukrainienne Irina Vereschuk s'inquiète pour les autres élus détenus par les Russes.

Irina Vereschuk, vice-Première ministre ukrainienne : "Aujourd'hui, onze responsables de communautés, de Kiev, Kherson, Kharkiv, Zapporijjia, Mikolaïv et Donetsk sont prisonniers."

L'Organisation de défense des droits humains Human Rights Watch dénonce pour sa part des exaction de l'armée russe assimilables à des "crimes de guerre" dans les régions de Tchernihiv, Kharkiv et Kiev.

L'ONG dit avoir documenté plusieurs cas de "violations des lois de la guerre" telles que viols, exécutions sommaires ou pillages.