Elena, violée pendant 13h par deux soldats russes : l'ONU va enquêter sur les viols en Ukraine

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Par Laurence Alexandrowicz
L'ONU à New York
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L'Ukraine ne fait pas exception : le viol là aussi y est une arme redoutable, privilégiée par les bourreaux. L'ONU réclame que les femmes soient mieux protégées, alors que des preuves s'accumulent, après le départ des troupes russes. Viols collectifs, agressions sous la menace d'une arme et viols devant des enfants, les témoignages se multiplient.

 "Nous entendons de plus en plus souvent parler de viols et de violences sexuelles, avertit Sima Bahous, directrice de l'agence onusienne des Femmes.Ces allégations doivent faire l'objet d'une enquête indépendante afin de garantir la justice et la responsabilité. La combinaison de déplacements massifs avec la présence importante de conscrits et de mercenaires, et la brutalité affichée contre les civils ukrainiens, a soulevé tous les drapeaux rouges."

C'était dégoûtant. Répugnant. Je veux mourir
Elena

 Elena, déplacée de Kherson est l'une de ces victimes : elle accuse deux soldats russes de l'avoir violée pendant 13 heures, après avoir été suivie à la sortie d'un magasin.

"Je n'ai même pas eu le temps de fermer la porte de chez moi, raconte-t-elle en pleurs. Ils ont surgi derrière moi. Je n'ai pas eu le temps de prendre mon téléphone, je n'ai pas eu le temps de faire quoi que ce soit. Ils m'ont juste, sans un mot, poussée sur le lit, écrasée sans un mot avec leur mitraillette, déshabillée. C'était dégoûtant. Répugnant. Je veux mourir."

 Des enquêtes internationales vont être ouvertes. Au Conseil de sécurité de l'ONU, la Russie dispose d'un droit de veto qui peut les interdire, mais le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, dont Moscou a été récemment écarté, peut enquêter sur ces crimes de guerre.