Cet article n'est pas disponible depuis votre région

Ukraine : bombardements à Kyiv lors de la visite du secrétaire général de l'ONU

Access to the comments Discussion
Par euronews  avec AFP, AP
Fumée s'échappant dans le ciel de Kyiv après un bombardement dans l'ouest de la capitale ukrainienne, le 28 avril 2022
Fumée s'échappant dans le ciel de Kyiv après un bombardement dans l'ouest de la capitale ukrainienne, le 28 avril 2022   -   Tous droits réservés  Nicolas GARCIA, Joshua MELVIN, Sergiy Volsky / AFPTV / AF   -  

Kyiv a été la cible de frappes ce jeudi soir, en pleine visite du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres et pour la première fois depuis mi-avril. Le Premier ministre bulgare, Kiril Petkov, se trouvait aussi ce 28 avril dans la capitale ukrainienne.

Quelques heures plus tôt, le président des Etats-Unis a accentué la pression sur Moscou. Joe Biden va ainsi demander au Congrès une colossale rallonge budgétaire de 33 milliards de dollars supplémentaires pour répondre à la guerre en Ukraine, dont 20 milliards en aide militaire selon un haut responsable américain.

Suivez les derniers événements de la guerre en Ukraine qui est entrée ce jeudi dans son 64ème jour :

28.04.2022
19:59

La capitale ukrainienne, Kyiv, a été la cible de frappes jeudi soir, en pleine visite du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres et pour la première fois depuis mi-avril, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Les correspondants de l'AFP ont vu sur place un étage d'un bâtiment en feu, des fenêtres brisées, une forte présence policière et des secouristes. Le maire de Kyiv, Vitali Klitschko, a confirmé sur Telegram "deux frappes" sur l'un des quartiers de la capitale.

"Des frappes de missiles dans le centre de Kiev pendant la visite officielle d'Antonio Guterres", a fustigé sur Twitter Mikhaïlo Podoliak, un conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

"Hier, il était assis à une longue table au Kremlin et aujourd'hui, des explosions au-dessus de sa tête", a ironisé M. Podoliak.


"C'est la preuve que nous avons besoin d'une victoire rapide sur la Russie et que tout le monde civilisé doit s'unir autour de l'Ukraine. Nous devons agir rapidement. Plus d'armes, plus d'efforts humanitaires, plus d'aide", a renchéri le chef de l'administration présidentielle, Andriï Iermak.

Il a appelé à priver la Russie de son droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU.

Antonio Guterres s'était entretenu mardi avec le président russe Vladimir Poutine à Moscou. Jeudi, le secrétaire général des Nations unies est arrivé en Ukraine pour se rendre notamment à Boutcha et Irpin, dans la banlieue de la capitale, théâtres d'exactions imputées à l'armée russe par les Ukrainiens.

Il s'est aussi entretenu avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, regrettant que le Conseil de sécurité de l'ONU n'ait pas réussi à empêcher et arrêter la guerre déclenchée le 24 février par Moscou.

"L'invasion de l'Ukraine par la Russie est une violation de son intégrité territoriale et de la Charte des Nations unies", a-t-il une nouvelle fois dénoncé.

28.04.2022
21:24

C'est la fin de ce direct, merci de l'avoir suivi.
Pour d'autres informations sur la guerre en Ukraine, rendez-vous sur l'antenne TV et sur le site d'euronews.
Bonne soirée.

28.04.2022
21:21

Dans un nouveau message posté sur Telegram, Vitali Klitschkoa a communiqué un premier bilan des deux frappes qui se sont abattues ce jeudi soir sur le quartier de Chevchenkovsky dans le ouest de la capitale ukrainienne. Le maire de Kyiv a ainsi indiqué qu "à ce stade, trois personnes ont été hospitalisées". "Les services de secours et les urgentistes travaillent sur place", a-t-il ajouté.

28.04.2022
20:54

L'Ukraine a qualifié ce jeudi soir les bombardements russes sur Kiev d'"acte odieux de barbarie", en pleine visite du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, dans la capitale ukrainienne et du Premier ministre bulgare Kiril Petkov.

"Par cet acte odieux de barbarie, la Russie démontre une fois de plus son attitude envers l'Ukraine, l'Europe et le monde", a fustigé sur Twitter le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba.

28.04.2022
20:05

Le Conseil de sécurité de l'ONU a "échoué à empêcher et mettre fin" à la guerre en Ukraine, a estimé ce jeudi son secrétaire général, Antonio Guterres, lors d'une conférence de presse à Kyiv.

"Le Conseil de sécurité a échoué à faire ce qui était en son pouvoir pour empêcher et mettre fin à cette guerre", a déclaré M. Guterres aux côtés du président ukrainien Volodymyr Zelensky, estimant que c'était "source d'une grande déception, frustration et colère"

28.04.2022
17:44

Les enquêteurs ukrainiens ont identifié "plus de 8 000 cas" présumés de crimes de guerre depuis le début de l'invasion russe, a affirmé jeudi la procureure générale d'Ukraine Iryna Venediktova.

"Nous avons maintenant plus de 8 000 cas", a-t-elle dit dans un entretien avec le média allemand Deutsche Welle.

"Il s'agit en fait de 8 600 affaires concernant uniquement les crimes de guerre et de plus de 4 000 affaires qui sont liées aux crimes de guerre", a précisé Mme Venediktova.

Ces crimes présumés comprennent "le meurtre de civils, le bombardement d'infrastructures civiles, les tortures" et les "crimes sexuels" signalés dans le "territoire occupé de l'Ukraine", selon la magistrate. Les procureurs enquêtent également sur "l'utilisation d'armes interdites", a-t-elle ajouté.

Mercredi à l'ONU, l'ambassadrice américaine chargée de la justice criminelle internationale, Beth Van Schaack, a accusé l'armée russe de s'être livrée à un crime de guerre dans la région du Donbass dans l'Est de l'Ukraine.

Nous disposons à présent d'informations crédibles selon lesquelles une unité militaire russe opérant dans les environs de Donetsk a exécuté des Ukrainiens qui tentaient de se rendre, plutôt que de les mettre en détention. Si cela se confirme, ce serait une violation des principes de base des lois de la guerre", a-t-elle dit.

Selon la procureure générale ukrainienne, les investigations dans le pays sur ce type de cas sont menées par "plus de 8 000" personnes sur le terrain".

"Nous avons créé une équipe d'enquête commune sur la plateforme d'Eurojust (l'agence de coopération judiciaire européenne, ndlr). 14 autres États ont ouvert leurs propres dossiers pénaux en rapport avec l'agression de la Fédération de Russie", a souligné la procureure.

Les enquêteurs ne peuvent en revanche se rendre dans plusieurs zones de l'est de l'Ukraine, comme celles de Marioupol, Donetsk et Lougansk. "Nous n'avons pas accès à ces territoires, mais nous pouvons faire notre travail", a-t-elle assuré.

"Nous pouvons interroger les personnes qui ont été évacuées de ces territoires", a expliqué la procureure générale.

Les enquêteurs utilisent également "les connexions radio et les connexions audio des occupants" pour identifier d'éventuels cas, a conclu Mme Venediktova.

Dix soldats russes ont ainsi été mis en examen jeudi pour des crimes de guerre présumés commis à Boutcha et ils vont être recherchés, ont annoncé les services de la procureure générale d'Ukraine sur leur compte Telegram.

Les Ukrainiens ont accusé les Russes de crimes de guerre dans cette ville proche de Kiev, mais Moscou a nié toute responsabilité et parlé de corps "mis en scène" par les autorités ukrainiennes.

28.04.2022
17:16

Un ressortissant britannique a été tué en Ukraine et un autre est porté disparu, a indiqué ce jeudi un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères.

"Nous pouvons confirmer qu'un ressortissant britannique a été tué en Ukraine et nous apportons notre soutien à sa famille", a précisé ce porte-parole, ajoutant qu'un autre était porté disparu

28.04.2022
16:55

Le président des Etats-Unis s'est exprimé ce jeudi sur la situation en Ukraine. Depuis la Maison Blanche, 

Joe Biden assuré que les Etats-Unis ne peuvent pas "rester à l'écart" du conflit en Ukraine malgré le coût de leur aide militaire à Kyiv face aux "atrocités et à l'agression" de la Russie.

Les Etats-Unis "n'attaquent pas" la Russie mais "aident l'Ukraine à se défendre contre l'agression russe", en ayant déjà livré 10 armes anti-char pour chaque blindé russe, a-t-il également affirmé lors de son allocution.

Le président des Etats-Unis veut poursuivre ce soutien, il a ainsi demandé une rallonge colossale de 33 milliards de dollars au Congrès, dont 20 milliards pour des armes selon une source proche de la Maison Blanche.

Les Etats-Unis ne laisseront pas Moscou "intimider" les pays européens en menaçant de les priver de ses ressources énergétiques, a déclaré jeudi Joe Biden après l'arrêt des livraisons de gaz russe à la Pologne et à la Bulgarie.

"Nous ne les laisserons pas utiliser leurs réserves de pétrole ou de gaz pour éviter les conséquences de leur agression" en Ukraine, a lancé le président américain. "Nous travaillons avec d'autres pays, comme la Corée, le Japon ou le Qatar, pour aider nos alliés européens menacés par ce chantage russe au gaz", a-t-il ajouté.

Les menaces de Vladimir Poutine d'un recours à l'arme nucléaire sont "irresponsables" et illustrent le "sentiment de désespoir" de la Russie face à la tournure prise par son offensive en Ukraine, a aussi estimé ce jeudi Joe Biden.

"Personne ne devrait faire des commentaires en l'air sur l'utilisation d'armes nucléaires ou la possibilité d'y recourir, c'est irresponsable", a déclaré le président américain. "Cela montre le sentiment de désespoir ressenti par la Russie confrontée à son misérable échec au regard de ses objectifs initiaux."

28.04.2022
16:33

Le président américain Joe Biden va demander au Congrès de débloquer 33 milliards de dollars supplémentaires pour répondre à la guerre en Ukraine, dont 20 milliards en aide militaire, a indiqué jeudi un haut responsable américain.

Cette énorme "assistance militaire et sécuritaire" équivaut à "des armes et des munitions allant au peuple ukrainien", a-t-il ajouté.

28.04.2022
15:57

Les députés allemands ont voté ce jeudi à une large majorité, par 586 voix sur 736une motion demandant à leur leur gouvernement, jusqu'ici prudent sur la question, d'accélérer les livraisons d'armes lourdes à l'Ukraine face à la Russie, un vote salué par Kyiv.

Intitulée "Défendre la paix et la liberté en Europe - Soutien global à l'Ukraine", la motion a été défendue par les groupes parlementaires des trois partis au pouvoir - sociaux-démocrates, écologistes et libéraux -  ainsi que par l'opposition conservatrice.

"Depuis le 24 février, notre monde a changé: une guerre terrible fait rage au cœur de l'Europe, en violation du droit international, avec des crimes de guerre, une brutalité et une cruauté à peine imaginables", a déclaré en ouverture des débats la cheffe du groupe parlementaire des Verts, Britta Hasselmann.

Selon elle, l'Ukraine a un "droit illimité à l'autodéfense".

Les députés souhaitent que les futures armes livrées par l'Allemagne restent principalement "de type soviétique ou russe", permettant d'être "utilisées immédiatement". 

Pour ce faire, il faut faire appel aux procédures d'échanges dites circulaires: des pays d'Europe de l'Est sont invités à livrer à l'Ukraine des armes de fabrication soviétique avec la promesse en échange de recevoir de l'Allemagne ou d'autres partenaires de l'Otan du matériel occidental de remplacement.

"586 voix pour fournir des armes lourdes à l'Ukraine ! Impressionnante unité du Bundestag", a réagi sur Twitter le conseiller de la  présidence ukrainienne Mykhaïlo Podoliak.

 

"Ce vote restera dans l'histoire comme l'un des derniers clous dans le cercueil du lobbying de Poutine en Europe et comme le retour du leadership", a-t-il salué. L'Ukraine avait à plusieurs reprises reproché à Berlin ces dernières semaines de louvoyer sur la question des armes lourdes.

- "Décision de grande portée"

"Nous sommes très reconnaissants pour le soutien clair que le Bundestag allemand a apporté à la politique du gouvernement que je dirige", a de son côté réagi Olaf Scholz, très critiqué récemment pour ses atermoiements.

Il s'exprimait depuis le Japon où il effectue une visite officielle.

Le chancelier allemand, Olaf Scholz, lors d'une conférence de presse à Tokyo, au Japon, le 28 avril 2022. Crédit photo : AP Photo/Shuji Kajiyama

Le chancelier a qualifié la volonté de l'Allemagne de livrer des armes lourdes de "décision de grande portée".

"Nous continuerons à évaluer la situation en permanence", a assuré le chancelier, qui après avoir refusé pendant des semaines des livraisons d'armes lourdes à Kyiv par crainte d'un risque d'engrenage, a fini cette semaine par faire volte-face. 

Les parlementaires allemands ont ainsi salué sa décision annoncée ce mercredi de livrer prochainement à l'Ukraine de blindés de type "Guepard", tout en lui demandant de faire plus.

Archives : un "Flakpanzer Gepard" en action lors d'un exercice sur la base de Todendorf, dans le nord de l'Allemagne, le 6 octobre 2004. Crédit photo : MICHAEL MANDT / BUNDESWEHR / AFP

Le chancelier allemand avait jusqu'ici expliqué sa politique prudente en matière d'armements lourds par souci d'éviter une confrontation directe entre l'Otan et la Russie, puissance nucléaire.

Mais la pression à son égard grandit depuis plusieurs semaines, y compris au sein de sa propre coalition gouvernementale où Verts et libéraux jugent insuffisant le soutien apporté à Kyiv. 

Ils exhortent Olaf Scholz à autoriser la livraison de matériel offensif. 

Le chef de l'opposition, le conservateur Friedrich Merz, a estimé lui ce jeudi que la retenue d'Olaf Scholz sur la question des fournitures d'armes lourdes à Kyiv "n'est pas de la prudence (...) c'est de l'hésitation, c'est de la procrastination, c'est de la peur".