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Marioupol : Kyiv espère la poursuite des évacuations

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Par Euronews  avec AFP
Cette image satellite de Planet Labs PBC montre les dégâts des bombardements russes sur l'aciérie Azovstal à Marioupol, en Ukraine, dimanche 1er mai 2022.
Cette image satellite de Planet Labs PBC montre les dégâts des bombardements russes sur l'aciérie Azovstal à Marioupol, en Ukraine, dimanche 1er mai 2022.   -   Tous droits réservés  Photo : Planet Labs PBC (AP)   -  

Les autorités ukrainiennes prévoient de nouvelles évacuations d'habitants de Marioupol lundi, après une première opération qui a sorti une centaine de civils de l'usine Azovstal, assiégée par les forces russes dans ce port stratégique du sud-est de l'Ukraine.

"Le 2 mai, l'évacuation à Marioupol commence à 7h00. Point de collecte - Centre commercial Port City", a annoncé sur Telegram Pavlo Kirilenko, gouverneur régional de Donetsk, dans la nuit de dimanche à lundi.

L'opération d'évacuation a commencé samedi et a été menée en coordination entre l'Ukraine, la Russie et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Elle a d'abord concerné des civils présents dans les sous-terrains de l'immense aciérie Azovstal.

"Aujourd'hui, pour la première fois depuis le début de la guerre, ce couloir humanitaire vital a commencé à fonctionner. Pour la première fois, il y a eu deux jours de vrai cessez-le-feu sur ce territoire" du complexe sidérurgique, avait déclaré dimanche soir le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans un message diffusé par vidéo. "Enfin !"

"Des centaines de civils restent bloqués à Azovstal"

"Plus d'une centaine de civils ont déjà été évacués, tout d'abord des femmes et des enfants", a précisé le président, ajoutant que les premiers évacués arriveraient à Zaporijjia, ville située à l'ouest de Marioupol, lundi matin.

M. Zelensky a ajouté "espérer que les conditions seront réunies pour poursuivre les évacuations depuis Marioupol".

La vice-Première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk, a cependant rappelé que "des centaines de civils restent bloqués à Azovstal" aux côtés des militaires ukrainiens qui résistent encore sous les bombes russes. 

"La situation est devenue le signe d'une véritable catastrophe humanitaire car les gens manquent d'eau, de nourriture et de médicaments", a-t-elle alerté.

Les bombardements auraient repris

D'autant que les bombardements russes ont semblé reprendre, selon Denis Schlega, commandant de la 12e Brigade opérationnelle de la Garde nationale ukrainienne.

"Ces deux derniers jours, pendant l'opération de sortie des civils de l'usine, il y a eu une annonce de cessez-le-feu (…) deux jours de calme, mais une fois que le dernier civil a quitté l'usine, ce qui s'est littéralement produit il y a une heure, le bombardement de l'usine a recommencé avec tous types d'armes", a-t-il déclaré dans la foulée de l'évacuation dans une vidéo diffusée à la télévision ukrainienne.

Des milliers de civils avaient pu quitter depuis le début de la guerre le 24 février Marioupol, ville portuaire peuplée avant la guerre d'un demi-million d'habitants et désormais sous contrôle russe après des semaines de bombardements qui l'ont presqu'entièrement détruite et ont fait au moins 20 000 morts, selon les Ukrainiens.

Mais c'est la première fois, après de multiples tentatives avortées malgré l'intercession de responsables étrangers et du pape François, que des civils retranchés dans le complexe d'Azovstal, dernière poche de résistance ukrainienne écrasée sous les bombes russes, ont pu en sortir.

De nouvelles images satellite de Maxar Technologies prises le 29 avril ont montré que presque tous les bâtiments de l'immense complexe sidérurgique avaient été détruits par les bombardements. Les militaires ukrainiens et les civils se terrent dans les nombreuses galeries souterraines datant de l'époque soviétique, attaquées selon Kyiv (Kiev en russe) avec des bombes perforantes de très forte puissance.