Assaut sur l'aciérie d'Azovstal, centrales électriques détruites à Lviv

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Par euronews
L'aciérie d'Azovstal à Marioupol
L'aciérie d'Azovstal à Marioupol   -   Tous droits réservés  AP

Après plusieurs jours de bombardements, les forces russes ont lancé ces dernières heures un premier assaut sur l’aciérie d’Azovstal, dernier bastion de la résistance ukrainienne dans la ville dévastée de Marioupol.
Près de 200 civils y seraient encore retranchés, alors qu’une centaine d’autres ont pu être évacués. Au total, plus de 150 personnes venant de l’enfer de Marioupol sont arrivés à Zaporijia dans la journée de mardi.

Comme Anna, qui a pu quitter Azovstal avec son bébé de six mois : "C'était effrayant parce qu'ils nous bombardaient constamment, pendant la journée ou la nuit. Les enfants ne dormaient pas, ils pleuraient. Les bombardements ne s'arrêtaient pas, nous avions très peur. Nous pensions que nous ne pourrions jamais sortir de là."

"L’évacuation est un succès, mais je reste inquiète pour les civils qui ne sont pas encore sortis, a expliqué Osnat Lubrani, coordinatrice humanitaire des Nations unies pour l’Ukraine.L'aciérie d’Azovstal est très grande, il était très difficile pour ceux qui sont sortis de le faire, certains d'entre eux avaient très peur."

Mardi soir, des frappes russes ont détruit trois centrales électriques à Lviv. Cette grande ville de l’ouest du pays est désormais partiellement privée d’électricité. Son maire, Andriy Sadovy, raconte : "Les bombardements ont visé trois sous-stations. Il y a en conséquence des interruptions de l'approvisionnement en électricité. Deux personnes ont été blessées et sont actuellement prises en charge."

Si des gares ferroviaires ont aussi été visées par les forces russes, c’est dans la région de Donetsk, à l’est du pays, que le bilan est le plus lourd. 21 civils y ont perdu la vie et 27 autres ont été blessés, selon les autorités locales.