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Ukraine : adhésion de la Finlande à l'OTAN, tensions autour du gaz russe

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Par euronews  avec AFP, AP
Archives : le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, et la Première ministre filandaise, Sanna Marin, à Helsinki le 25 octobre 2021
Archives : le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, et la Première ministre filandaise, Sanna Marin, à Helsinki le 25 octobre 2021   -   Tous droits réservés  JUSSI NUKARI / LEHTIKUVA / AFP   -  

La guerre en Ukraine est entrée dans son 78ème jour ce jeudi. Ce 12 mai, les dirigeants finlandais ont fait par de leur intention d'adhérer "sans délai" à l'OTAN. Cette annonce a été saluée par le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jens Stoltenberg, qui a promis un processus d'adhésion "sans heurts" et rapide. Le Kremlin a rapidement critiqué cette décision : une adhésion de la Finlande à l'OTAN serait "assurément" une menace pour la Russie.

D'autre part, l'Ukraine va mener le premier procès pour crime de guerre lié à l'invasion russe, contre un soldat de 21 ans accusé d'avoir abattu un civil désarmé, tandis que Moscou affirmait que Kyiv avait bombardé ce mercredi une village russe.

Suivez les derniers événements ci-dessous :

12.05.2022
21:09

C'est la fin de ce fil direct.
Merci de l'avoir suivi.
Retrouvez d'autres infos sur la guerre en Ukraine sur notre site internet et nos réseaux sociaux.

Bonne soirée

12.05.2022
19:17

Kiev mène des "pourparlers difficiles" avec la Russie sur l'évacuation de 38 soldats ukrainiens grièvement blessés, qui se trouvent dans les sous-sols de l'aciérie Azovstal, dernière poche de résistance ukrainienne à Marioupol, assiégée par les forces russes.

"Aujourd'hui les pourparlers ne portent que sur 38 soldats grièvement blessés. Nous travaillons étape par étape", a déclaré la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk sur Telegram, réfutant le chiffre de 500 à 600 personnes avancé par certains médias.

"Nous menons des négociations très difficiles sur l'évacuation des combattants grièvement blessés d'Azovstal en échange des Russes capturés", a-t-elle ajouté.

Mme Verechtchouk avait indiqué mardi à l'AFP que "plus d'un millier" de militaires ukrainiens dont "des centaines de blessés" se trouvaient toujours dans l'immense complexe Azovstal, assiégée par les troupes russes à Marioupol après l'évacuation de tous les civils la semaine passée avec l'aide de l'ONU.

"Il y a des blessés graves qui nécessitent une évacuation urgente", a-t-elle précisé ajoutant que "la situation se dégradait chaque jour" dans cette usine de Marioupol, grand port du sud-est de l'Ukraine, dévasté par les combats et quasi totalement sous contrôle russe. 

Avec le départ des civils d'Azovstal, les autorités ukrainiennes travaillent désormais à évacuer les soldats blessés, le personnel médical et les chapelains militaires de l'aciérie, tout en espérant l'aide des organisations internationales et de la Turquie.

12.05.2022
19:07

Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a resserré son étau sur la Russie en approuvant à une écrasante majorité la création d'une enquête sur les atrocités reprochées aux troupes d'occupation russes.

A Genève, le Conseil des droits de l'Homme a adopté une résolution visant la Russie lors d'une session extraordinaire par 33 votes pour, 2 contre (Chine et Erythrée) et 12 absentions (dont l'Inde, le Sénégal et le Cameroun). 

Elle demande à la commission internationale de mener une "enquête" sur les graves violations des droits humains commises par les forces russes dans les régions de Kiev, Tcherniguiv, Kharkiv et Soumy à la fin de février et en mars 2022, "en vue de demander des comptes aux responsables".

A l'issue d'une première réunion le 4 mars, Kiev était parvenue à faire adopter une résolution décidant de créer d'urgence une commission d'enquête internationale indépendante sur la situation en Ukraine depuis l'invasion du 24 février.

Depuis, la diffusion dans les médias internationaux de photos prises à Boutcha et montrant des corps dans la rue, certains les mains liées dans le dos ou partiellement brûlés, ainsi que des fosses communes, ont provoqué une vague de condamnation internationale.

D'autres atrocités ont été révélées ailleurs dans le pays, poussant l'Ukraine à réclamer "un pas de plus" du Conseil.

La résolution adoptée jeudi demande également à Moscou de faire sorte que les organisations internationales, dont celles de l'ONU, puissent "accéder immédiatement et sans entrave aux personnes qui ont été transférées de régions ukrainiennes touchées par le conflit et sont détenues" en Russie ou dans des territoires contrôlées par ses forces.
 

12.05.2022
17:34

78 jours que la guerre a débuté.
Où en est-on sur le terrain ?
La réponse en vidéos, cartes à l'appui :
 

12.05.2022
16:53

L'ONU a réclamé l'arrêt des bombardements d'écoles en Ukraine en dénonçant dans le même temps leur utilisation à des fins militaires, lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU convoquée à la demande de la France et du Mexique.

"Ces attaques (d'écoles) doivent cesser", a souligné un haut responsable du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (Unicef), Omar Abdi. "Jusqu'à la semaine dernière, au moins 15 des 89 écoles - une sur six - soutenues par l'Unicef dans l'est de l'Ukraine avaient été endommagées ou détruites depuis le début de la guerre" le 24 février, a-t-il déploré.

"Des centaines d'écoles à travers le pays auraient été touchées par de l'artillerie lourde, des frappes aériennes et d'autres armes explosives dans des zones peuplées, tandis que d'autres écoles sont utilisées comme centres d'information, abris, centres d'approvisionnement ou à des fins militaires - avec un impact à long terme sur le retour des enfants à l'école", a aussi dénoncé Omar Abdi.

Lors du débat, le Mexique et la France ont rappelé que les attaques d'écoles étaient une violation flagrante du droit humanitaire. 

"L'armée russe continue de tuer des civils, y compris des enfants" et "le coût de la guerre" pour ces derniers "est terrible", a affirmé l'ambassadeur français à l'ONU, Nicolas de Rivière, en réclamant l'arrêt des hostilités.


 

12.05.2022
16:34

Le président russe Vladimir Poutine a assuré que l'Occident souffrait davantage que la Russie des sanctions imposées à Moscou en raison de l'offensive en Ukraine, se vantant d'une grande résistance de l'économie russe face aux "défis extérieurs".

Les auteurs des sanctions, "guidés par leurs ambitions gonflées et aveugles et par la russophobie, portent un coup beaucoup plus dur à leurs propres intérêts nationaux, à leurs propres économies et à la prospérité de leurs propres citoyens", a déclaré M. Poutine, lors d'une réunion consacrée aux questions économiques. 

"Nous le voyons avant tout en regardant une forte hausse de l'inflation en Europe, qui frôle 20% dans certains pays", a-t-il affirmé.

Selon M. Poutine, "il est évident que (...) la poursuite de l'obsession des sanctions va aboutir inévitablement aux conséquences les plus difficiles pour l'Union européenne, pour ses citoyens".

"Pour sa part, la Russie réussit avec assurance à faire face aux défis extérieurs grâce à sa politique macroéconomique responsable de ces dernières années, ainsi que grâce aux décisions systémiques visant à renforcer sa souveraineté économique et sa sécurité technologique et alimentaire", a assuré Vladimir Poutine.

12.05.2022
16:07

Des soignants ukrainiens qui se forment à la médecine de guerre.
Cela se passe à Metz (est de la France).
Les détails dans la vidéo ci-dessous :

12.05.2022
13:14

Le ministre allemand de l'Energie a accusé la Russie d'utiliser désormais l'énergie "comme une arme" après les sanctions imposées par Moscou à plus de 30 sociétés énergétiques occidentales et la réduction observée des flux de gaz vers l'Europe.

"La situation s'aggrave car l'énergie est désormais utilisée comme une arme de plusieurs manières", a indiqué Robert Habeck lors d'une conférence de presse, alors que le transit de gaz russe via l'Ukraine vers la première économie européenne a baissé de près de 40% en deux jours selon les données des opérateurs.


 

12.05.2022
12:40

L'intégration de la Finlande à l'Alliance "contribuera grandement à la sécurité européenne et sera un puissant signal de dissuasion, alors que la Russie fait la guerre en Ukraine", a souligné ce jeudi le président du Conseil européen, le Belge Charles Michel.

12.05.2022
12:18

Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba a demandéce  jeudi qu'une place soit "réservée" pour son pays dans l'Union européenne, même si les négociations d'adhésion doivent durer longtemps.

"On entend très souvent que l'Ukraine appartient à la famille européenne et à présent il importe de réserver cette place" pour le pays dans l'Union européenne, a-t-il déclaré à la télévision publique allemande au début d'une visite dans le pays.

"Nous ne parlons pas vraiment de l'adhésion de l'Ukraine à l'UE le plus rapidement possible, mais il est très important pour nous de réserver cette place à l'Ukraine", a martelé M. Kouleba sur la chaîne publique ARD.

Kyiv a présenté sa candidature à l'adhésion à l'UE le 28 février, quelques jours après le début de l'invasion russe, mais certains pays membres occidentaux sont réservés, y compris sur l'octroi du statut de candidat à l'Ukraine, cherchant à éviter une procédure d'adhésion accélérée.

Le président français Emmanuel Macron a estimé ce lundi à Berlin qu'il faudrait "des décennies" à un pays comme l'Ukraine pour rejoindre l'UE, et a suggéré qu'en attendant elle fasse partie d'une "communauté politique européenne" pouvant inclure également le Royaume-Uni, sorti de l'UE en 2020. Une idée soutenue également par le chancelier allemand Olaf Scholz.