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"Variole du singe" : l'OMS juge possible d'arrêter la transmission entre humains

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Par Euronews  avec AFP
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Photo de 1997,
Photo de 1997,   -   Tous droits réservés  CDC via AP

L'Espagne compte une trentaine de cas de la variole du singe, un virus qui serait apparu dans un sauna de la capitale, Madrid. Alors que les autorités sont à la recherche du patient zéro, l'établissement a été fermé.

Les symptômes recouvrent fièvre, mal de tête, douleurs musculaires, mal de dos, ganglions lymphatiques enflés, frissons et fatigue. Des éruptions cutanées peuvent survenir, passer par différentes phases avant de former une croûte et de tomber.

En Angleterre, une soixantaine de cas ont été recensés par l'Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA), qui a enjoint les hommes homosexuels ou bisexuels à être attentifs au moindre symptôme, car une "proportion notable" des cas au Royaume-Uni et dans d'autres pays occidentaux ont été recensés chez ces personnes.

L'UKHSA, qui estime que le risque pour la population reste "faible", recommande aux cas contact les plus exposés à des malades de variole du singe de s'isoler pendant 21 jours.

S'il n'existe pas de vaccin contre la variole du singe, qui se guérit généralement d'elle-même, un vaccin contre la variole peut être utilisé pour protéger les cas contact.

En Ecosse, où un premier cas a été identifié, des doses de vaccins ont été envoyées à Glasgow et Edimbourg pour y être stockées, selon les autorités sanitaires.

Outre le Royaume-Uni, plusieurs pays occidentaux dont la France, l'Allemagne, les Etats-Unis, l'Espagne ou encore la Suède ont recensé des cas.

La maladie peut être transmise par contact rapproché avec une personne infectée ou contact avec des objets qu'elle a utilisés, comme des vêtements, de la literie ou des ustensiles, selon l'UKHSA.

Le risque de contagion de la variole du singe est "très faible" dans la population en général mais "élevé" chez les personnes ayant plusieurs partenaires sexuels, a estimé lundi l'agence de l'Union européenne chargée des maladies.

Alors que les cas continuent d'augmenter hors des zones endémiques d'Afrique, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé lundi une situation "atypique" mais jugé possible de "stopper" cette transmission de la maladie entre humains.