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Taïwan : Nancy Pelosi "fait planter" le site flightradar24

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Par euronews  avec AFP
Capture du site Flightradar 24, le 2 août 2021
Capture du site Flightradar 24, le 2 août 2021   -   Tous droits réservés  https://www.flightradar24.com/   -  

SPAR19, retenez bien ce code. Sous ce dernier, se cache l'une des recherches les plus importantes sur le web ce mardi 2 août 2022. Concrètement, il s'agit de l'avion militaire dans lequel se trouvait ce mardi Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants des Etats-Unis. 

Mais pourquoi un tel intérêt ? La raison est simple, les internautes tentaient de "tracker" son plan de vol pour savoir si cet appareil est en train de prendre la direction de Taïwan, où Nancy Pelosi entretenait le flou autour d'une hypothétique escale. Flou qui s'est depuis dissipé, puisque la démocrate s'est effectivement posée à Taipei.

Sur le site de suivi aérien Flightradar24, le nombre de connections était tel qu'il a été longtemps indisponible ce mardi. Un système de fil d'attente a été mis en place pour pourvoir accéder au suivi en temps réel des avions en vol. Pas moins d'une vingtaine de minutes d'attente étaient ainsi nécessaires avant de pouvoir y accéder.    

Pékin a averti ce mardi Washington que les Etats-Unis porteront la "responsabilité" d'une visite à Taïwan de Nancy Pelosi et qu'ils devront en "payer le prix".

La Chine estime que Taïwan, peuplée d'environ 23 millions d'habitants, est l'une de ses provinces, qu'elle n'a pas encore réussi à réunifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise, en 1949.

Opposé à toute initiative donnant aux autorités taïwanaises une légitimité internationale, Pékin est vent debout contre tout contact officiel entre Taïwan et d'autres pays.

Pour Washington, Nancy Pelosi "a le droit de visiter Taïwan", a martelé ce lundi John Kirby, le porte-parole de la Maison Blanche pour les questions stratégiques.