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Emmanuel Macron, ami ou ennemi ? La potentielle future Première ministre britannique fait polémique

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Par Stephane Hamalian  & Euronews  avec AFP
À gauche Emmanuel Macron, à droite Liz Truss
À gauche Emmanuel Macron, à droite Liz Truss   -   Tous droits réservés  AP photos   -  

"Le Royaume-Uni est une nation amie, forte et alliée, quels que soient ses dirigeants", a affirmé Emmanuel Macron vendredi depuis Alger, après que la favorite au poste de Premier ministre britannique, Liz Truss, a refusé de dire si le président français était "ami ou ennemi" de son pays.

"Le peuple britannique, la nation qui est le Royaume-Uni est une nation amie, forte et alliée, quels que soient ses dirigeants, et parfois malgré et au-delà de ses dirigeants ou des petites erreurs qu'ils peuvent faire dans des propos d'estrade", a déclaré le chef de l'Etat français en marge d'une visite officielle en Algérie.

"Si on n'est pas capable, entre Français et Britanniques, de dire si on est ami ou ennemi – le terme n'est pas neutre – on va vers de sérieux problèmes", a estimé Emmanuel Macron, lors d'une conférence de presse, après une visite au cimetière Saint-Eugène, dans la banlieue d'Alger.

"Ce n'est jamais bon de trop perdre ses repères dans la vie. Si on me posait la question (...), quelle que soit la personne qui est considérée le leadership à venir en Grande-Bretagne, je ne m'interroge pas une seule seconde. Le Royaume-Uni est ami de la France", a-t-il insisté.

Emmanuel Macron, "ami ou ennemi" ? Liz Truss, a refusé jeudi, lors d'une réunion électorale du parti conservateur à Norwich (sud-est du Royaume-Uni), de se prononcer, affirmant qu'elle jugerait le président français "sur ses actes".

Celle qui est toujours cheffe de la diplomatie de son pays, dans un gouvernement gérant les affaires courantes, aspire à succéder au 10 Downing Street à Boris Johnson, démissionnaire en juillet.

Quand la journaliste animant la soirée a demandé "Macron, ami ou ennemi ?", Mme Truss a répondu "le jury est toujours en train de délibérer", faisant rire la salle.

"Si je deviens Première ministre, je le jugerai sur ses actes et pas sur ses mots", a-t-elle ajouté.

De nombreux dossiers de contentieux existent entre la France et le Royaume-Uni, notamment la gestion des dossiers de l'après-Brexit, que ce soient la pêche ou l'Irlande du Nord.

Les deux pays, alliés au sein de l'Otan, ont également eu des approches différentes face à l'invasion russe de l'Ukraine, Boris Johnson adoptant une ligne très dure contre Vladimir Poutine tandis que le président français a défendu la nécessité de garder le dialogue ouvert avec le maître du Kremlin.

Interrogé sur ce début de polémique vendredi, M. Johnson a assuré "avoir toujours eu de très bonnes relations avec Emmanuel Macron". Le président français, a-t-il ajouté en français, "est un très bon buddy (copain ndlr) de notre pays".

Les relations avec la France "sont extrêmement importantes. Elles sont très bonnes depuis très longtemps, depuis l'époque de Napoléon en fait, et je pense qu'il faut s'en féliciter", a ajouté le Premier ministre sortant lors d'une visite sur le terrain dans le Surrey (sud-ouest de Londres).

"Et en ce qui concerne Emmanuel, j'ai eu de très bonnes relations avec lui, et je peux vous dire une chose, c'est un très grand admirateur de notre pays", a-t-il conclu.