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Birmanie : au moins onze enfants morts dans une attaque aérienne

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Par Euronews  avec AFP
Des traces de sang dans l'école détruite par l'attaque de l'armée birmane, le 20 septembre 2022
Des traces de sang dans l'école détruite par l'attaque de l'armée birmane, le 20 septembre 2022   -   Tous droits réservés  AP/AP   -  

La junte birmane a confirmé mardi la mort de "plusieurs villageois" lors d’une opération qui a impliqué plusieurs de ses hélicoptères dans la zone concernée. L’armée birmane accuse les milices locales d’utiliser les civils comme boucliers humains.

Au moins 11 enfants sont morts dans une attaque qui a détruit une école d’un village du nord de la Birmanie, a annoncé mardi 20 septembre, l’Unicef. L’organisation évoque "une attaque aérienne et des tirs aveugles dans des zones civiles, dont une école à Depeyin, dans la région de Sagaing". "Au moins 15 enfants de la même école ont disparu. L’Unicef demande leur libération immédiate et en toute sécurité", a poursuivi l’agence onusienne.

Une vidéo obtenue d’une association locale montre des taches de sang sur le plancher de l’école et le cadavre d’un enfant enveloppé dans un drap auprès duquel se recueille sa mère. La junte birmane a confirmé mardi "plusieurs villageois morts et blessés" au cours d’une opération qui a impliqué plusieurs de ses hélicoptères, vendredi, dans la zone concernée.

Tweet de l'UNICEF

Une vidéo obtenue d’une association locale montre des taches de sang sur le plancher de l’école et le cadavre d’un enfant enveloppé dans un drap auprès duquel se recueille sa mère. La junte birmane a confirmé mardi "plusieurs villageois morts et blessés" au cours d’une opération qui a impliqué plusieurs de ses hélicoptères, vendredi, dans la zone concernée.

Accusation de crimes de guerre

La Tatmadaw (nom des forces armées birmanes) a accusé les milices locales, qu’elle combat, d’utiliser les civils comme boucliers humains et de commettre des crimes de guerre. Au cours de cette opération, elle a aussi saisi 23 mines et huit bombes artisanales.

La communauté internationale "doit condamner cette attaque et faire tout ce qui est en son pouvoir pour que les coupables de ces crimes rendent des comptes", a réagi Hassan Noor, directeur pour l’Asie de l’ONG Save the Children. "Nous demandons à l’Association des nations d’Asie du Sud-Est de se lever et d’agir. Combien d’incidents comme celui-ci doivent se produire avant que quelque chose soit fait ?", a-t-il poursuivi.

Depuis le coup d’Etat du 1er février 2021 qui a renversé la dirigeante civile Aung San Suu Kyi, l’armée, au pouvoir, mène une répression sanglante contre ses opposants, avec près de 2 300 civils tués et plus de 15 000 arrêtés, selon une organisation non gouvernementale locale.