This content is not available in your region

L'Australie rend hommage à Elizabeth II sur fond de rassemblements anti-monarchie

Access to the comments Discussion
Par Euronews  avec AP
euronews_icons_loading
Le premier ministre australien quittant la cérémonie national pour la reine Elizabeth II au parlement à Canberra, jeudi 22 septembre 2022.
Le premier ministre australien quittant la cérémonie national pour la reine Elizabeth II au parlement à Canberra, jeudi 22 septembre 2022.   -   Tous droits réservés  Photo : Lukas Coch (AAP Image via AP)

Trois jours après les funérailles de la reine Elizabeth II, l'Australie a rendu hommage à la souveraine britannique qui était également sa cheffe d'Etat.

L'Australie est en effet une monarchie constitutionnelle et un royaume du Commonwealth.

Une cérémonie s'est déroulée au parlement à Canberra ce jeudi en présence du Premier ministre travailliste.

"Le plus grand hommage que nous pouvons offrir à sa famille et à sa mémoire n'est peut-être pas une statue de marbre ou une plaque de métal, mais une adhésion renouvelée au service de la communauté, une compréhension plus vraie de notre devoir envers les autres, un engagement plus fort pour le respect de tous", a déclaré Anthony Albanese.

Durant cette journée de deuil national qui était fériée, des rassemblements anti-monarchie ont réuni plusieurs centaines de personnes dans différentes villes comme Sydney, Melbourne ou Brisbane.

Pour certains manifestants, l'Australie a "toujours été et restera une terre aborigène".

"Pendant son règne, elle (la reine) a signé des documents juridiques et d'autres documents qui ont conduit notre peuple en prison. C'est sa signature qui était apposée dessus donc elle n'est pas innocente", souligne Wayne Wharton, un manifestant. 

En Australie, la monarchie pourrait bel et bien disparaître avec la reine. L'actuel Premier ministre est favorable à ce que le pays devienne une république. Mais pour Anthony Albanese, la priorité reste avant tout la reconnaissance des peuples des Premières nations dans la Constitution.