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Guerre en Ukraine : l'armée ukrainienne continue d'avancer, Poutine espère une "stabilisation"

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Par euronews  avec AFP
Policier ukrainien devant des carcasses de chars russes à Lyman, le 5 octobre 2022
Policier ukrainien devant des carcasses de chars russes à Lyman, le 5 octobre 2022   -   Tous droits réservés  Yasuyoshi CHIBA / AFP   -  

Sur le terrain, les forces ukrainiennes gagnent toujours du territoire, mais un peu plus lentement, alors qu'elles poursuivent leur avancée majeure dans la région de Kherson. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait ainsi annoncé ce mercredi que trois nouveaux villages avaient été repris par les forces de Kyiv à l'armée russe dans ce secteur du sud de l'Ukraine où les troupes de Moscou sont en difficulté.

"Novovoskressenské, Novogrygorivka et Petropavlivka dans la région de Kherson ont été libérés au cours des dernières 24 heures", a indiqué M. Zelensky dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux de la présidence, assurant que la contre-offensive ukrainienne "se poursuit". Kyiv avait également annoncé regagner du terrain dans les régions de Lougansk (est) et de et Kharkiv (nord-est).

Les affrontements ont provoqué de lourds dégâts. Après la reprise de Lyman, le principal bastion russe au nord de la province de Donetsk, les services d'électricité, d'eau et de gaz restent coupés.

Les troupes russes ont également laissé derrière elles des mines antipersonnels. Sur une route près de Lyman, des équipes de déminage ukrainiennes tentent de sécuriser la zone.

Quelques jours après que les troupes ukrainiennes ont repoussé les forces russes hors de la ville, les habitants font la queue pour obtenir de la nourriture et une aide médicale.

"C'était mauvais, je ne pouvais plus supporter les fascistes russes. Ils ont apporté leurs drapeaux et tout le reste, mais nous n'en avons pas besoin. Ils n'arrêtaient pas de rouler dans ma rue avec des tanks et des camions-citernes.... Je détestais ça", témoigne Valentyna Savytska, une habitante de Lyman de 66 ans. 

De son côté, Igor Ugnivenko, chef de la police de Lyman l'assure : "La police ukrainienne est maintenant de retour en ville et nous allons reconstruire et aider les gens à retrouver une vie paisible."

Yasuyoshi CHIBA / AFP
Gelyna Gladkostop, 72 ans, Croisée dans les rues de Lyman, 5 octobre 2022Yasuyoshi CHIBA / AFP

Pour d'autres résidents de Lyman, des questions restent sans réponses. "Et maintenant ? Je n'ai pas de fenêtres. Qui nous a frappés ? Les Russes ou nos gars ? Personne n'a été pris en flagrant délit. Et maintenant l'hiver arrive", déclare ainsi Gelyna Gladkostop. 

Poutine espère une "stabilisation"

Le président russe Vladimir Poutine a assuré ce mercredi que la situation militaire se "stabilisera" dans les territoires ukrainiens dont il revendique l'annexion mais où ses forces subissent une série de revers face à l'armée ukrainienne.

Face à ses revers sur le champ de bataille, Moscou poursuit sa mobilisation des conscrits. Environ 200 000 d'entre eux ont déjà été enrôlés et envoyés en formation.

Suite à la signature des lois ratifiant l'annexion de quatre régions ukrainiennes, le maître du Kremlin a signé un décret pour que la Russie s'approprie formellement la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, dans le sud du pays. 

AFP
Centrale de Zaporijjia, le 11 septembre 2022AFP

De son côté, le chef de l'AIEA Rafael Grossi a annoncé son départ pour Kyiv pour discuter du besoin "plus urgent que jamais", de l'établissement "d'une zone de protection" autour de la plus grande centrale nucléaire d'Europe.