Coupe du monde de Biathlon : polémique au Grand-Bornand

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Par Euronews
Des dameuses créent de toutes pièces les pistes de ski pour la Coupe du monde de Biathlon.
Des dameuses créent de toutes pièces les pistes de ski pour la Coupe du monde de Biathlon.   -   Tous droits réservés  Photo AFP

La station alpine du Grand-Bornand, en Haute-Savoie, est plongée au cœur d'une vive polémique. A 10 jours du début de la Coupe du monde de Biathlon, la neige se fait désirer. Pas question pour les organisateurs d'annuler ou de déplacer la compétition. La station a donc trouvé une solution : fabriquer et récupérer de la neige en altitude puis la descendre jusqu'à la station ... en camion.

Pendant trois jours, les véhicules ont fait des allers-retours pour créer de toutes pièces les pistes sur lesquels s'élanceront les athlètes.

De quoi susciter des critiques, même chez les habitants. "Nous regardons le Qatar et ses stades climatisés avec un sourire moqueur. Et le principe que nous développons ici est exactement le même, regrette Jordan Rémy. Nous organisons une Coupe du monde en décembre à 900 mètres d'altitude. En sachant depuis des années qu'il serait de plus en plus compliqué d'obtenir de la neige".

Nous regardons le Qatar et ses stades climatisés avec un sourire moqueur. Et le principe que nous développons ici est exactement le même.
Jordan Rémy
habitant du Grand-Bornand

Selon les organisateurs, ce recours à la neige de culture, plus compacte, est imposé par les instances du biathlon. 

La mairie du Grand-Bornand assure avoir conscience de l'impact écologique d'une telle opération. "Il y a forcément un impact environnemental, et le biathlon ne fait pas exception, reconnaît André Perillat, le maire du Grand-Bornand. Ce que nous essayons de faire, c'est de réduire l'impact le plus important. Et l'impact le plus important est celui des transports, comme dans beaucoup de domaines. Le transport des personnes qui viennent ici, mais aussi des athlètes."

Plusieurs associations écologistes ont dénoncé un "cirque motorisé" et des "pratique graves" à l'heure de l'urgence climatique. Pas sûr qu'elles soient entendues, aux vues des retombées économiques de la Coupe du monde de biathlon, estimées à 5 millions d'euros sur la vallée.