Sommet Euromed : le plafonnement du prix du gaz au cœur des discussions

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Par euronews
Des dirigeants européens au sommet Euromed en Espagne, 9 décembre 2022
Des dirigeants européens au sommet Euromed en Espagne, 9 décembre 2022   -   Tous droits réservés  J.M Fernandez/Copyright 2022 The AP. All rights reserved

Les dirigeants des neuf pays méditerranéens membres de l'Union européenne se sont retrouvés ce vendredi à Alicante en Espagne pour le sommet de l'Euromed. Madrid a plaidé en faveur d'un plafonnement dynamique des prix du gaz plutôt qu'un plafond fixe.

"Nos discussions se sont concentrées sur la proposition de la Commission concernant le plafonnement du prix du gaz, le mécanisme de correction du marché. Selon nous, cette proposition doit encore être ajustée. La semaine prochaine, lors de la réunion des ministres de l'Énergie, nous allons travailler dans cette direction pour que nous puissions nous mettre d'accord sur un plafonnement dynamique et efficace des prix du gaz", a déclaré le chef de gouvernement espagnol Pedro Sanchez.

Lors du prochain sommet de ministres de l'Energiedes Etats membres, l'Euromed devrait présenter sa proposition commune : un plafonnement dynamique, soit un plafonnement avec des prix fluctuant, sur la base des prix moyens du gaz naturel liquéfié.

"Nous souhaitons un accord lors de la prochaine réunion des ministres de l'énergie le 13 décembre afin d'avoir un paquet de mesures techniques pour éviter une volatilité excessive des prix de l'énergie lorsqu'il s'agit du gaz en particulier et pour éviter la spéculation", a expliqué le président français Emmanuel Macron, présent au sommet Euromed. 

Division sur le plafonnement du prix du gaz

Le cœur des difficultés porte sur le plafonnement du prix du gaz, fixé à 275 euros par mégawattheure selon la proposition de la Commission européenne. Le seuil est si élevé qu'il n'aurait pas permis d’activer le mécanisme en août dernier quand les coûts s'envolaient en Europe. Pour une majorité de capitales c'est inacceptable.

Alors qu'une minorité, emmenée par l'Allemagne et les Pays-Bas, refuse toute intervention sur les marchés. Ces Etats membres s'inquiètent de l'impact de ce dispositif sur les approvisionnements en Europe.