Carles Puigdemont invité au Sénat

Le président de la région de Catalogne pourrait s’exprimer devant le Sénat espagnol avant la fin de la semaine. Carles Puigdemont, qui réserve sa réponse, y a été convié pour débattre avec l’un des membres du gouvernement, que ce soit en commission ou en séance plénière. Le parti du Premier ministre, le conservateur Mariano Rajoy, dispose de la majorité à la chambre haute du Parlement et présente cette invitation comme un “geste de générosité”.

Pedro Sanz, vice-président du Sénat : “Pour le Sénat, ce serait un honneur d’accueillir le Président de la Généralité, car le Sénat est sa maison comme elle est celle de tous les présidents des communautés autonomes. Nous souhaitons qu’il puisse prendre part à un débat. De mon point de vue, cela signifierait qu’il se soumet au système en participant au jeu parlementaire.”

[DIRECT] La question du jour en Catalogne : Puigdemont se rendra-t-il au Sénat ?

En savoir plus sur https://t.co/dJTho7yEuO pic.twitter.com/8BcyyUfkiF— L’Indépendant (@lindependant) 24 octobre 2017

Le Sénat doit décider vendredi s’il autorise le gouvernement à déclencher l’article 155 de la Constitution et à prendre ainsi, de facto, le contrôle de la Catalogne. Les indépendantistes s’opposent à cette décision, qu’ils entendent contester d’abord auprès de la Cour constitutionnelle.

Jordi Turull, porte-parole du gouvernement catalan : “Tout ce que nous savons, c’est que nous allons épuiser tous les recours possibles, parce qu‘à notre avis, tout ce qu’ils font relève de l’injustice. Nous ferons ce qui est le plus efficace pour parvenir à nos fins, y compris s’il le faut, saisir les tribunaux internationaux.”

Fort des résultats du référendum du 1er octobre, le gouvernement catalan menace toujours de déclarer l’indépendance de la région, comme le souhaitent les élus d’extrême gauche. L’autre option sur la table serait de convoquer des élections anticipées.

Catalogne : le scénario d‘élections anticipées est envisagé, selon un parti séparatiste https://t.co/VvbBwbeL8i— Europe 1 (@Europe1) 24 octobre 2017
Voir sur euronews