Puigdemont tient tête à Madrid

Il ne compte pas baisser les bras. Carles Puigdemont ne semble pas accepter sa destitution, décidée par Madrid. Ce samedi, le Président de la région catalane a appelé la population à résister de manière légale. Le gouvernement espagnol, de son côté, lui propose de se présenter aux prochaines élections anticipées, de décembre.

“Il n’ a pas le pouvoir, ni les compétences, ni les moyens financier”, indique Méndez de Vigo, porte-parole du gouvernement, “donc j’insiste sur le fait que, s’il veut continuer la politique, ce qui est son droit, il devrait se préparer en vue des prochaines élections qui doivent se tenir comme je l’ai déjà dit, le 21 décembre, et à ce moment-là, il pourra mettre en pratique son opposition démocratique”.

La vice-présidente du gouvernement espagnol, Soraya Sáenz de Santamaría , a pris la main sur la Catalogne. Elle remplace Carles Puigdemont, après avoir été nommée à la tête de l’exécutif régional

Ce vendredi, Madrid a déclenché l’article 155 de la Constitution pour la première fois depuis la transition démocratique espagnole, pour que la Catalogne se conforme à un cadre légal et opérer une mise sous tutelle.

Au lendemain de la mobilisation des indépendantistes, les défenseurs de l’unité de l’Espagne ont défilé ce samedi dans le centre de Madrid. Ils devraient recommencer à Barcelone ce dimanche, dans une région plus divisée que jamais par la proclamation de l’indépendance.
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