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Crise en Ukraine : l'OTAN ne voit pas de "désescalade"

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Par euronews  avec AFP
Réunion des ministres des Affaires étrangères des membres de l'OTAN à propos de la crise entre l'Ukraine et la Russie, le 16 février 2022
Réunion des ministres des Affaires étrangères des membres de l'OTAN à propos de la crise entre l'Ukraine et la Russie, le 16 février 2022   -   Tous droits réservés  Olivier Matthys/Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved   -  

L'OTAN n'est pas convaincue par les gestes de désescalade de la Russie. Le secrétaire général de l'Alliance atlantique l'a répété à l'issue d'une réunion à Bruxelles des ministres de la défense de l'organisation

L'OTAN constate "le maintien d'une force d'invasion massive prête à l'attaque aux frontières de l'Ukraine", a souligné Jens Stoltenberg. Le déploiement de forces terrestres supplémentaires a par conséquent été annoncé en Europe centrale et orientale.

"Moscou a clairement fait savoir qu'elle était prête à contester les principes fondamentaux qui ont sous-tendu notre sécurité pendant des décennies et à le faire en recourant à la force. J'ai le regret de dire que c'est la nouvelle norme en Europe", a dit Jens Stoltenberg.

"Nous sommes prêts à renforcer encore notre posture défensive et dissuasive pour faire face à toute éventualité", ont expliqué les ministres de l'OTAN dans une déclaration commune.

Anxiété de l'OTAN

Le secrétaire général a confirmé qu'il s'agissait de la plus grande concentration de troupes et d'équipements lourds russes depuis la période de la guerre froide et que l'impact sera donc durable.

"Sur le long terme, je pense que le résultat a clairement été une forte augmentation du niveau d'anxiété de l'OTAN, mais aussi de son engagement en matière de défense à l'est et en mer Noire. Il s'agira d'un facteur structurel pour l'avenir", analyse Ian Lesser, du German Marshall Fund. "Ce n'est plus une situation habituelle pour l'OTAN. La Russie me semble être une puissance déterminée à réaffirmer ses droits mais aussi à essayer de renverser l'architecture de sécurité actuelle en Europe. Et elle est pressée de le faire parce que je pense qu'elle sent que le temps ne joue pas en sa faveur, même en ce qui concerne l'Ukraine. Je ne sais pas quelle sera leur intention concernant l'usage de la force. Mais bien sûr, plus ils attendent, plus ce sera difficile".

Face à la menace russe, le chef de l'OTAN a précisé que des ajustements des capactité de défense seront nécessaires à plus long terme. Le sujet sera au menu du prochain sommet de l'organisation fin juin à Madrid.