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Le Parlement européen veut la fin des passeports dorés

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Par Shona Murray  & Euronews
Archives - Des copies de passeports chypriotes lors d'une manifestation contre la corruption et les passeports dorés à Nicosie, Chypre le 14 octobre 2020
Archives - Des copies de passeports chypriotes lors d'une manifestation contre la corruption et les passeports dorés à Nicosie, Chypre le 14 octobre 2020   -   Tous droits réservés  Petros Karadjias/AP   -  

Le Parlement européen vote pour l'interdiction des passeports dorés. L'institution veut ainsi empêcher les oligarques russes d'échapper aux sanctions liées à la guerre en Ukraine. Les eurodéputés veulent mettre fin à ce dispositif d'ici 2025 et souhaitent une application stricte des règles de résidence aux ressortissants de pays tiers.

Les Russes sont les principaux bénéficiaires de ce système qui donne accès à la citoyenneté de l’UE. Parmi ces bénéficiaires certains sont proches du président Vladimir Poutine.

"Cela attire des personnes louches, des affaires louches (...) nous avons vu par le passé des criminels de guerre ou bien l'ensemble de la famille royale saoudienne obtenir à un moment donné cette citoyenneté qui a depuis été révoquée", explique l’eurodéputée Sophie in’t Veld (Renew Europe). Pour la Néerlandaise l’achat de ces documents d’identité n’est pas un investissement légitime dans l’UE.

Des programmes de citoyenneté contre investissement

Plusieurs pays membres ont recours à ces passeports et visas dorés : Malte, Chypre, la Bulgarie, la Grèce ou encore le Portugal. Les autorités maltaises assurent qu'elles suspendent temporairement ce dispositif pour la Russie et le Bélarus.

Au moins 130 000 personnes ont ainsi obtenu un passeport de l'Union, ce qui a rapporté 21,8 milliards d'euros pour les capitales qui les offrent.

Une fois obtenue, il est difficile de révoquer la citoyenneté d'une personne mais pas impossible explique Sophie in’t Veld. "Cela a été fait pour une poignée de cas à Chypre et à Malte lorsqu'il s'est avéré que toutes les informations n'avaient pas été transmises au cours de la procédure de demande".

Mais la libérale ne cache pas ses doutes sur les précisions apportées par les candidats. "Soyons honnête, lorsque vous voyez d'où viennent les principaux bénéficiaires : les Russes et les Chinois, cela veut dire que vous devez compter sur les Russes et les Chinois pour nous fournir toutes les informations sur les oligarques proches de Vladimir Poutine", précise-t-elle.

Cette résolution sera soumise à la Commission européenne et au Conseil pour examen avant une éventuelle décision politique.