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Le fossé européen entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen

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Par Euronews
Le président candidat, Emmanuel Macron, et la candidate d'extrême droite, Marine Le Pen
Le président candidat, Emmanuel Macron, et la candidate d'extrême droite, Marine Le Pen   -   Tous droits réservés  LUDOVIC MARIN/AFP   -  

Ce sont deux projets diamétralement opposés sur l'Union européenne qui s'affrontent au deuxième tour de l'élection présidentielle française. Il y avait lors du débat de mercredi soir, d'un côté une vision pro-européenne défendue par le président sortant Emmanuel Macron et de l'autre un programme souverainiste avancé par Marine Le Pen.

Le chef de l’Etat compte poursuivre l’intégration entre les 27. Pour Nathalie Brack, professeur à l’Université libre de Bruxelles (ULB) Emmanuel Macron cherche à poursuivre l’engagement donné depuis le début de son quinquennat.

"ll a essayé de défendre ce qu'il a commencé à faire au niveau européen, à savoir aller de l'avant sur tout ce qui est l'Europe des vaccins, l'Europe de la solidarité et donc d'avoir une mutualisation des dettes", explique-t-elle.

Pour la candidate d'extrême droite, il n'est plus question d'une sortie de l'UE et de l'euro. Toutefois elle veut réintroduire des contrôles aux frontières intérieures de l'espace Schengen, elle veut revenir sur la libre circulation des travailleurs et favoriser une préférence nationale pour accéder au marché du travail et aux allocations. Marine Le Pen veut aussi consacrer la primauté du droit national sur le droit européen.

Bob Edme/AP
Comme en 2017, Emmanuel Macron et Marine Le Pen s'affontent au 2e tour de l'élection présidentielleBob Edme/AP

Pour Emmanuel Macron le programme de Marine Le Pen équivaut à une exclusion de la France de l'UE. "C'est en soit un Frexit qui n'ose pas dire son nom, puisqu' une série de propositions qu'il y a dans son programme nécessitent soit de sortir de l'Union européenne, soit d'avoir une refonte complète des traités européens et donc n'est pas compatible avec l'Union européenne telle qu'on la connaît aujourd'hui", souligne Nathalie Brack

Dans ce contexte politique toutes les capitales européennes vont regarder de très près ce deuxième tour qui fait figure de référendum sur l'UE.