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"La procédure d'adhésion la plus rapide de l’histoire de l’OTAN"

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Par Méabh Mc Mahon  & Euronews
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Le secrétaire général de l'OTAN entouré du ministre finlandais (à gauche et de la ministre suédoise (à droite) des Affaries étrangères
Le secrétaire général de l'OTAN entouré du ministre finlandais (à gauche et de la ministre suédoise (à droite) des Affaries étrangères   -   Tous droits réservés  Olivier Matthys/AP

La signature des protocoles d'adhésion de la Suède et de la Finlande à l'OTAN lance formellement le processus de rapprochement. Un pays pourrait toutefois bloquer la procédure : la Turquie.

Le gouvernement turc réclame l'extradition de plusieurs dizaines de personnes accusées par Ankara de terrorisme, toutes membres de mouvements kurdes. Lors d’une interview à Euronews, le secrétaire général de l'Alliance, Jens Stoltenberg, estime que cela ne devrait toutefois pas retarder l'élargissement de l'OTAN.

Euronews :

Etes-vous optimiste concernant l’adhésion de la Suède et la Finlande ?

Jens Stoltenberg :

C'est jusqu'à maintenant la procédure d'adhésion la plus rapide de l'histoire de l'OTAN. Les demandes ont été transmises mi-mai à l'OTAN. Et nous avons déjà pris une décision politique et signé les protocoles d'adhésion. La prochaine étape est la ratification des 30 parlements dans les 30 pays Alliés de l'OTAN. Je reste très prudent lorsque je prédis ou promets quoi que ce soit devant les parlements. La dernière fois cela a pris un an, et de nombreux Alliés ont annoncé qu'ils essayeraient d'aller plus vite cette fois-ci. Espérons qu'il s’agira ici de quelques mois.

Euronews :

Mais vous reconnaissez que le président truc est imprévisible et qu'il pourrait tenter de faire chanter l'Alliance à l'avenir ?

Jens Stoltenberg :

Le seul message est que ce document fournit une bonne base pour permettre à la Turquie, à la Finlande et à la Suède de travailler plus étroitement afin de lutter contre le terrorisme. C'est un objectif commun, tout le monde s'accorde sur la nécessité de lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes et toutes ses manifestations. Et je salue le fait que ces pays veulent travailler plus étroitement dans ce domaine.

Euronews :

Il s'agit aussi de regarder la Russie. Le pays aura prochainement une frontière de 1 300 kilomètres avec l'OTAN. Les tensions pourraient s'intensifier. Etes-vous prêt ?

Jens Stoltenberg :

Notre défense collective souligne qu'une attaque contre un Allié entraînera une réponse de toute l'Alliance. Un pour tous, tous pour un. C'est exactement pour cela que nous avons renforcé notre présence sur le flanc est de l'Alliance, après l'invasion brutale russe de l'Ukraine, avec la présence de plus de 40 000 troupes sous commandement direct. Ce n'est pas pour provoquer un conflit mais pour empêcher le conflit, pour préserver la paix. Et la Finlande et la Suède en feront prochainement partie.