Cet article n'est pas disponible depuis votre région

Réduire la facture énergétique des citoyens et des entreprises dans l’UE

Access to the comments Discussion
Par Aida Sanchez Alonso  & Euronews
La Commissaire européenne en charge de l'Energie et le vice-président de la Commission européenne (de gauche à droite)
La Commissaire européenne en charge de l'Energie et le vice-président de la Commission européenne (de gauche à droite)   -   Tous droits réservés  Valentine Zeler/ EC - Audiovisual Service   -  

Lever 140 milliards d'euros par an. C'est la projection faite par la Commission européenne grâce à la mise en place d'une contribution des entreprises énergétiques. Ces fonds doivent servir à aider les ménages et les entreprises en difficulté.

L'institution estime que les sociétés doivent partager les profits exceptionnels qu'elles tirent des tensions actuelles sur les marchés.

"Les bénéfices vont bien, bien, au-delà de tout ce dont ils ont rêvé à travers leurs plans d'investissement. Ce n'est donc pas comme si nous réduisions les profits sur lesquels ils comptaient", explique Frans Timmermans, vice-président de la Commission.

L'essentiel de cet argent doit provenir du plafonnement des bénéfices des entreprises de production d'énergie à faibles coûts comme le nucléaire et les renouvelables. Pour y parvenir la Commission envisage une limite des recettes à 180 euros/MWh.

Les fournisseurs d'énergies fossiles sont aussi appelés à participer à cet effort. 33% de leurs bénéfices exceptionnels devraient être collectés pour alimenter une contribution solidaire.

Dans les rangs du Parlement européen, certains députés jugent que la Commission manque d'ambition et devrait s'attaquer au gaz russe.

"Cela ne va pas résoudre la crise. Il faut plus de mesures sur la table, certaines qui sont évidentes comme limiter la facture que nous payons à la Russie, ne sont pas envisagées", regrette le parlementaire écologiste Michael Bloss.

L'autre pilier de la stratégie proposée par la Commission est de réduire la demande en électricité. Un effort contraignant de 5% pendant les heures de pointe est avancé. L'institution suggère également que les États membres se donnent pour objectif de réduire la demande globale d'électricité d'au moins 10 %.

A long terme, la Commission veut enfin engager une réforme du marché énergétique à travers le découplage des prix du gaz et de l'électricité.