« Je n'offrirais rien à la Russie » : le message intransigeant de la Première ministre estonienne

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Par Christopher Pitchers  & Yolaine de Kerchove (traduction)
Kaja Kallas, la Première ministre estonienne
Kaja Kallas, la Première ministre estonienne   -   Tous droits réservés  Johanna Geron/AP

La Russie ne devrait se voir offrir rien de ce qu'elle a pris à l'Ukraine s'il y a des négociations de paix.

Des mots forts de la part de la Première ministre estonienne, Kaja Kallas, qui répondait à la suggestion d'Emmanuel Macron selon laquelle l'Occident devrait réfléchir à la manière de répondre à la demande de garanties de sécurité de la Russie.

Les responsables ukrainiens ont depuis rejeté l'idée du président français, et Mme Kallas a déclaré à Euronews qu'il était impossible de faire payer les "rêves impérialistes".

"Le message que nous devons faire passer haut et fort est que l'agression ne peut pas payer. Si vous attaquez un pays souverain, vous ne repartez pas avec plus de territoires ou plus de ressources, mais [au contraire] vous êtes punis parce que nous avons convenu, dans le cadre de l'ordre international, qu'il est illégal d'attaquer un autre pays. Je n'offrirais donc rien à la Russie. Je ne m'inquiéterais pas pour la Russie en ce moment. Je m'inquiéterais plutôt de la survie de l'Ukraine et la Russie peut toujours retourner à ses frontières.", explique Kaja Kallas, la Première ministre de l'Estonie.

La dirigeante estonienne s'est exprimée lors d'un sommet réunissant les dirigeants de l'UE et des pays des Balkans occidentaux en Albanie, mardi. Et selon elle, la guerre en Ukraine n'a fait que rapprocher les deux parties.

_"La guerre a changé notre façon de voir les choses et je pense qu'elle nous a aussi rendus plus unis avec les pays des Balkans occidentaux parce qu'elle a fait ressortir les valeurs européennes que nous partageons et qui sont en jeu en Ukraine et la Russie a attaqué l'Ukraine parce qu'elle a des aspirations européennes. Donc ce n'est pas dans l'intérêt de l'Union européenne de laisser filer les différents pays.", ajoute Kaja Kallas.

Mme Kallas a également déclaré à Euronews qu'il était dans l'intérêt de l'UE que les pays des Balkans occidentaux finissent par rejoindre le bloc dans un avenir proche.

Video editor • Vassilis Glynos