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AIM Dubaï 2022 : Investir dans l’innovation durable pour un avenir florissant

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Par Natalie Lindo
Business Line
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La réunion annuelle de l’investissement de Dubaï (AIM) est une initiative du ministère de l'économie des EAU visant à fournir un cadre d'échange mondial sur les politiques internationales d'investissement et la croissance. Cette plateforme aspire à générer une transformation positive en créant des opportunités d'investissement.

La onzième édition de l'AIM a été ouverte par Abdullah bin Touq Al Marri, ministre de l'Economie des EAU.

"Le cadre de l’AIM a été spécifiquement créé pour promouvoir les échanges mondiaux sur les principes clés qui sous-tendent les investissements, les mouvements et les tendances afin de stimuler une croissance mondiale intelligente et inclusive", a déclaré Abdullah bin Touq Al Marri.

Cette édition 2022 portait sur les investissements dans l'innovation durable pour un avenir florissant. Selon les organisateurs, cela passe par des investissements directs étrangers, des investissements de portefeuille, des PME et des start-ups, ainsi que par l'avenir des villes.

Selon Dawood Al Shezawi, président du Comité d'organisation de la réunion annuelle : "L’AIM permet aux pays de promouvoir leurs entrepreneurs ainsi que les investissements directs étrangers. C'est l'endroit où les gouvernements et les entrepreneurs rencontrent les investisseurs, les Capital-risqueurs".

Plus de 174 pays ont participé à cet événement qui s’est déroulé sur trois jours à Expo 2020, le Centre d'exposition de Dubaï.

Ana Draskovic, directrice de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, s'est exprimée lors d'un débat sur la durabilité.

"L'un des messages les plus intéressants est que la durabilité n'est plus un coût pour les entreprises. Il s'agit en fait d'une fantastique opportunité commerciale. Il s'agit donc d'une classe d'actifs totalement nouvelle, que tout le monde devrait examiner", a-t-elle dit.

Outre permettre des rencontres autour de l’investissement, l'AIM a établi un programme pour l'année à venir afin de développer l'esprit d'entreprise chez les jeunes et les villes du futur.

Selon les organisateurs de l’AIM, au cours de cet événement, les entreprises ont exprimé leur optimisme quant à l'acquisition et à l'adoption de nouvelles technologies destinées à faire avancer les opérations.

Les Irlandais à Dubaï

Par ailleurs, les EAU accueillent des milliers d'expatriés irlandais et les échanges commerciaux entre les deux pays sont en hausse. Les exportations de l'Irlande vers les EAU ont augmenté de 12 % en 2020. Maintenant que l'Irlande a rouvert ses portes, les EAU espèrent un retour des touristes irlandais dans la région.

Niall Gibbons, le PDG de l’office du tourisme d’Irlande à Dubaï a expliqué pourquoi les relations entre les deux pays nations étaient si spéciales.

"Cela remonte à des décennies. Il y a de très grands personnages irlandais qui sont venus ici dans les années 1970. Colm McLoughlin - Dubai Duty Free. Gerald Lawless - Jumeirah Group. Et jusqu'à aujourd'hui, les Irlandais ont continué à venir et forment désormais une grande communauté dans la région", a-t-il raconté.

Il y a plus de dix ans, la décision a été prise d'établir un office de tourisme d’Irlande aux Émirats arabes unis pour entretenir ce lien.

"C’est fantastique car la liaison aérienne est maintenant assurée par Emirates, par Etihad et nous voyons un grand nombre d’Emiratis partir visiter l'Irlande. D’un point de vue touristique, c'est très bénéfique", ajoute Niall Gibbons.

Selon le PDG de l’office du tourisme d’Irlande à Dubaï, la région est essentielle pour diversifier le marché touristique irlandais jusque-là fortement dépendants de la Grande-Bretagne et de l’Amérique du Nord.

"C'est une partie importante du monde du point de vue des Émirats, mais aussi du point de vue des connexions. Emirates dessert plus de 200 destinations dans le monde entier et Etihad est également bien placée en la matière, ce qui nous donne une excellente passerelle à partir d'ici, mais aussi vers d'autres marchés comme l'Inde, la Chine, l'Australie, la Nouvelle-Zélande etc. Evidemment, le COVID est arrivé et a eu un grand impact sur le secteur et il s’agit maintenant de revenir au tourisme", explique Niall Gibbons.

Alors que la réunion annuelle de l'investissement a abordé les défis de la durabilité et de l'innovation au niveau gouvernemental, certains individus cherchent eux-mêmes des solutions. En Australie, la plupart des gens comptent sur les gouvernements locaux et les entreprises privées pour accéder à l'eau et à l'électricité, mais certaines personnes se tournent vers des options hors réseau dans l'espoir de devenir autosuffisants.

Hors réseau

Il y a environ vingt-cinq ans, Michael Mobbs a opté pour le hors réseau. Ce spécialiste des projets durables explique les deux raisons qui ont orienté son choix.

"La première raison est un peu puérile… on m'a dit que ce n’était pas possible, alors, comme un enfant, j’ai voulu le faire quand même. Deuxièmement, j'ai cet instinct qui me pousse à donner autant d'amour que possible à la terre", explique Michael Mobbs.

Si sa maison ressemble à la plupart des autres maisons de son quartier, elle a en fait une caractéristique cachée ; des réservoirs enterrés qui collectent l'eau de pluie non filtrée qui pourra être réutilisée.

La pluie collectée passe par des filtres et des tuyaux et se retrouve dans des réservoirs. Puis, lorsque la maison en a besoin, elle est stérilisée par une lampe à ultraviolets qui tue les virus et les agents pathogènes.

Le Dr Alejandro Montoya, directeur de l'école d'ingénierie chimique et biomoléculaire de l'université de Sydney, a déclaré que le recyclage de l'eau devenait très important en raison de la pénurie d'eau propre dans certaines régions.

"Le changement climatique affectent les réserves en eau. Et nous allons nous retrouver confrontés au besoin d’un flux soutenu d'eau propre pour une population accrue sur cette planète", dit-il.

En 1996, Michael Mobbs a installé 18 panneaux solaires sur son toit, puis en a rajouté 12, portant la capacité électrique totale à 3,5 kilowatts. En 2015, il a fait un pas de plus et a déconnecté sa maison du réseau électrique. Mais si se désolidariser du réseau général a du sens sur le plan environnemental, cela peut ne pas fonctionner d'un point de vue financier.

"Si vous comparez les deux solutions : La première : Tout le monde est autosuffisant… ou la deuxième : pour des raisons de fiabilité, tout le monde est connecté au réseau central, tout en ayant en parallèle des panneaux solaires sur son toit ou une batterie dans son garage. Laquelle de ces deux options est-elle la moins chère ? Il est assez évident que l'utilisation du réseau principal à Sydney et dans d'autres grandes villes, d'autres zones peuplées, est toujours moins cher", assure Gregor Verbic, Professeur associé du Centre for Future Energy Networks (CFEN) de Sydney.

Pour Gregor Verbic, l'avenir de l'électricité passe par les énergies renouvelables. Mais il faudra changer la façon dont nous les consommons et les payons.