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Dubaï mise sur le secteur de la FinTech pour optimiser les échanges financiers

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Par Natalie Lindo
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Avec la montée de l'inflation, les hausses des taux d'intérêts et les incertitudes politiques, l'économie mondiale traverse une période difficile, mais il est un secteur qui s'en sort mieux que les autres, c'est celui des technologies financières ou FinTech

Les FinTech désignent généralement les logiciels, les technologies et les applications mobiles créés pour améliorer, automatiser et adapter les formes traditionnelles de financement pour les entreprises et les consommateurs. Selon la société de recherche Statista, les paiements numériques devraient atteindre 7,92 billions d'euros (8,26 billions de dollars) d'ici 2024, contre 4,22 billions d'euros (4,4 billions de dollars) en 2020. 

Une semaine dédiée à la FinTech

À l'occasion de la Fintech Week du Centre international financier de Dubaï (DIFC), la conférence d'ouverture s'est penchée sur les dernières opportunités, les défis et les tendances technologiques qui animent le secteur des services financiers de la région.

L'événement inaugural a été soutenu par l'information selon laquelle la FinTech est le secteur qui connaît la plus forte croissance au DIFC, contribuant pour plus de 35 % au nombre total d'entreprises créées au cours des 12 derniers mois.

Selon le gouverneur du Dubaï International Financial Centre (DIFC), Essa Kazim, ce succès est dû en partie à la mise en place d'un centre qui soutient les entreprises de la FinTech, de l'incubateur à l'accélérateur, en passant par le stade de l'investissement : "Nous avons effectivement cet écosystème intégré qui a créé un environnement très propice à leur croissance et à leur épanouissement. En parallèle, nous avons travaillé pour vraiment créer un environnement réglementaire avec les meilleures pratiques et les normes internationales." a-t-il indiqué. 

Des discussions sur les technologies aux tables rondes a réuni des investisseurs et des entreprises à la recherche de solutions pour le secteur de la blockchain et des technologies financières.

Les experts présents à la semaine de la FinTech ont déclaré que Dubaï allait devenir une rampe de lancement pour les entrepreneurs mondiaux afin de construire et faire évoluer la région du Moyen-Orient et de l'Afrique grâce à l'expertise et au financement.

Un secteur en plein essor

Le secteur à Dubaï est similaire à l'image mondiale et connaît une expansion rapide. Pour le président de la MENA Fintech Association, notre vie quotidienne est entourée d'innovations issues de l'industrie FinTech, "Lorsque vous effectuez vos paiements, c'est souvent sans contact. En dehors de cela, vous achetez essentiellement un produit en ligne.", souligne Nameer Khan.

Amazon a donné un nouvel élan à l'industrie dans la région en juin avec le lancement de son FinTech Lab, un centre d'innovation et de créativité numérique basé dans le centre financier et fintech de Dubaï. En collaboration avec des start-ups, des PME et des partenaires, l'objectif est de soutenir de nouveaux programmes et idées et de faire progresser les connaissances sur les paiements numériques et les secteurs FinTech dans le monde entier.

Cependant, en cette période financière plus difficile, les investisseurs sont plus prudents et l'accès au financement reste la priorité absolue pour les start-ups. Sharif El-Badawi est le PDG du Dubai Future District Fund, il insiste sur l'importance de rester attentif sur l'avenir du secteur, "Pour moi, il s'agit de la trajectoire vers laquelle ces technologies mènent, en particulier au cours des 24 prochains mois". Il ajoute que la relation entre les entreprises de la FinTech, les banques et les institutions financière est capitale tout comme les "régulateurs" avec lesquelles ces sociétés doivent jongler.

Réduire la quantité d'argent liquide

Lors de ce salon, la société FinTech Qashio, basée à Dubaï, a levé 2,4 millions d'euros lors de son dernier tour de table pour se lancer sur le marché MENA. Elle est à l'origine de la première plateforme de gestion des dépenses et des cartes d'entreprise des Émirats arabes unis. Avec Qashio, les équipes financières et Ressources humaines des entreprises peuvent fixer et modifier les limites de dépenses sur les cartes virtuelles et physiques. Cela permet d'éliminer l'utilisation d'argent liquide, d'éviter de coûteuses notes de frais tardives et de réduire la quantité de travail liée aux remboursements.

Son PDG et cofondateur Armin Moradi a déclaré à Euronews que les entreprises, les gouvernements et les banques sont tous désireux d'activer ce produit, car il réduit la quantité d'argent liquide en circulation. Selon lui, il participe aussi à réduire la fraude et peut être utilisé pour surveiller les dépenses des entreprises en temps réel.