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L'Agence spatiale européenne (ESA) adopte un budget de 17 milliards d'euros, en forte hausse

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Par Euronews  avec AFP, AP
Animation spatiale
Animation spatiale   -   Tous droits réservés  AP Photo/Graphic: Business Wire/Arquivo

L'Agence spatiale européenne (ESA) a adopté mercredi un budget de 17 milliards d'euros pour les trois prochaines années.

Un montant en nette hausse mais inférieur aux 18,5 milliards demandés par son directeur général. "C’est nécessaire pour rester dans la course avec les Américains et les Chinois", assurait récemment Josef Aschbacher, le dirigeant autrichien de l'ESA. A titre de comparaison, le budget de la NASA est de l'ordre de 26 milliards de dollars pour la seule année 2023.

Après l'annonce du budget, le patron de l'ESA a tenu à relativiser évoquant les nombreux défis actuels comme la pandémie, la guerre en Ukraine et la crise énergétique. "L'Europe a compris que l'espace offre des solutions", se félicite-t-il.

Un accès autonome de l'Europe à l'espace en jeu

Au terme d'âpres négociations, les 22 États membres, rassemblés pendant deux jours à Paris, ont donc décidé d'une enveloppe en hausse de 17% par rapport aux trois dernières années.

Cette contribution est destinée à financer les programmes d'exploration spatiale, d'observation de la Terre ou encore de lanceurs. La priorité étant de faire décoller le plus rapidement possible Ariane-6, dont le premier vol est désormais fixé au quatrième trimestre 2023.

Les missions principales de l'ESA

  • La surveillance de la Terre (programme Copernicus) : des satellites permettent d'observer les effets du changement climatique, l'étendue des incendies de forêt ou des inondations, le niveau des mers etc.
  • Les moyens de communication : télévision, radio, smartphones, GPS, internet haut débit, gestion du trafic aérien... La technologie satellitaire permet le fonctionnement des moyens de télécommunications.
  • La navigation par satellite : Galileo, le système de navigation européen par satellites, est utilisé aujourd'hui par 1,5 milliard de smartphones et appareils
  • La sécurité spatiale : protéger les engins spatiaux des débris, des astéroïdes et des conditions extrêmes qui règnent dans l'espace
  • L'exploration spatiale : des missions robotisées ou habitées pour découvrir l'espace, ses planètes etc. Parmi les objectifs majeurs : envoyer le premier Européen sur la Lune et une mission habitée vers Mars
  • Le voyage vers l'espace : depuis son site de Kourou, en Guyane, l'ESA lance ses fusées pour mettre en orbite ses satellites. Sa prochaine génération de fusées - Ariane 6 et Vega-C- ainsi que la navette réutilisable Space Rider, permettront à l’Europe de conserver un accès autonome et abordable à l'espace

Accord sur les lanceurs entre Paris, Berlin et Rome

Mardi, la France, l'Allemagne et l'Italie, les trois principaux pays contributeurs à l'Agence spatiale européenne (ESA), s'étaient accordés pour garantir l'exploitation future des fusées Ariane 6 et Vega-C, et permettre aux micro et mini-lanceurs d'être envoyés pour le compte de l'ESA.

Privée depuis la guerre en Ukraine des lanceurs russes Soyouz et confrontée au report à fin 2023 du premier vol d'Ariane 6, l'ESA a été contrainte de se tourner vers l'américain SpaceX pour lancer deux missions scientifiques.

L'accord prévoit également un soutien public "proportionnel aux risques commerciaux" pour le lanceur lourd Ariane 6 et la fusée italienne Vega-C pour assurer leur compétitivité à terme.

Et une nouvelle promotion d'astronautes européens

Par ailleurs, l'Agence spatiale européenne (ESA) a désigné mercredi cinq nouveaux astronautes dont la Française Sophie Adenot, une pilote d'essai d'hélicoptère de 40 ans.

Tous viennent rejoindre les sept astronautes européens en service, issus de la promotion 2009 qui comptait seulement une femme.