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Malte veut partager le "fardeau" de l'immigration clandestine

Malte veut partager le "fardeau" de l'immigration clandestine
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Organiser une répartition entre pays européens des clandestins sauvés en mer : c’est l’appel lancé par Malte. Accusée d’avoir manqué à ses obligations fin mai en ne portant pas secours ces naufragés sous prétexte qu’ils étaient dans la zone de sauvetage libyenne, l‘île rouvre un débat hautement sensible. Sa proposition concerne précisément les immigrants sauvés dans les eaux de pays non européens. Tonio Borg, le ministre maltais de l’Intérieur :

“Il serait juste que ces immigrants soient répartis sur la base d’une rotation entre les Vingt-sept. Ils seraient temporairement accueillis dans le pays le plus proche jusqu‘à ce que le pays de destination soit désigné.”

Membre de l’UE depuis 2004, la petite île dit ne pas pouvoir gérer seule l’afflux d’immigrants dans cette zone de la Méditerranée. Pour sa défense, Malte rappelle qu’elle a sauvé 250 personnes en deux semaines et 7000 au cours des cinq dernières années. Pour autant, la proposition maltaise est loin de faire l’unanimité. L’immigration échappe à toute logique de répartition, et de nombreux pays repoussent tout ce qui serait susceptible de créer un effet d’appel.

Pour contenir l’afflux de clandestins sur ses côtes, l’UE mise beaucoup sur l’agence Frontex et ses patrouilles. Mais celle-ci attend toujours les moyens promis par les Etats-membres. Une centaine de navires et une cinquantaine d’avions et d’hélicoptères devaient être mobilisés. Pour l’instant, seule une petite partie l’a été.

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