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Espagne : Gijon, une ville qui a su effacer la crise économique et se tourner vers l'avenir

 Espagne : Gijon, une ville qui a su effacer la crise économique et se tourner vers l'avenir
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Il existe un endroit sur la côte atlantique espagnole où se mêle le passé et l’avenir.
Fondée par les celtes au cinquième siècle avant notre ère puis conquise par Sexte Apuleio pour le sénat Romain, la ville de Gijon en Asturies a prospéré grâce au commerce et à l’industrie.

Mais au fil des siècles, les mines de charbon de Mieres et Langreo, les chantiers navals et les aciéries ont tous fini par laisser place à de nouvelles entreprises basée sur les nouveaux modèles économiques.

Ces trois dernières décennies Gijon a été le théâtre de changements radicaux.
Son industrie lourde traditionnelle a atteint son paroxysme puis a commencé à décliner.
La ville a du se rénover et se réinventer, ciblant pour éviter la crise les domaines du tourisme, de l‘éducation et des services. “On parle d’un processus de reconversion industrielle long de 25 ans. Au debut des années 70 les premières entreprises des secteur les plus traditionel en Asturies, ont connu la crise. Et la crise n’est pas encore fini. Avant, nous tous étions habitués à voir les emplois se créer et il n’a pas été facile d’accepter de voir le marché du travail pérécliter” explique Eduardo Garcia journaliste à La Nueva Espana.
Pour une majorité des habitants de Gijon, les années 80 et 90 ont été très dures.
En quelques années, 26.000 emplois ont été supprimés, et le marasme économique a exacerbé les tensions sociales provoquant une flambée de violence.

“Comment a-t-on resolu tout ça? Tout d’abord avec des retraites anticipées qui ont conduit à la paix sociale et surtout une grande dépense de talent et d‘énergie” ajoute Eduardo Garcia.

Les chantiers, les mines et les aciéries ont tous poussé leurs employés à prendre des retraites anticipées. 12.000 emplois ont été supprimés dans les usines Arcelor de Gijon et Avilès en quelques années. Pourtant dans le même temps, la production a augmenté d’un quart.

L’adjoint au maire en charge de la promotion économique, José Maria Perez Lopez, assure que la dépression économique est une puissante force de changement : “La ville avait besoin de changement, et la crise a a rendu possible ces changements. si la crise n’avait pas eu lieu, les changements auraient été plus lents. Vous ne pouvez pas rénover ou détruire une usine en centre ville si des ouvriers continuent d’y travailler. Si ces usines n’avaient pas disparues comme pendant la crise, on aurait du faire face à une crise sociale et il aurait fallu créer des emplois. La crise a finalement offert l’opportunité de restructurer de nombreux espaces créant et améliorant d’autres emplois”.

L’exemple typique de la transformation de la ville, est le port de Musel, le quatrième plus important port d’Espagne. Ce port est le premier en ce qui concerne le charbon et les minerais pour les acieries. Sa capacité va bientôt être doublée avec la réalisation d’un dock artificiel. Un projet des plus ambitieux. D‘énormes blocs de bétons de 52 m de haut par 32 de large sont actuellement en construction. Un projet innovant et unique auquel a contribué l’union européenne à hauteur de 800 millions d’euros.

C’est l’investissement économique le plus important de toute l’histoire des Asturies.
L’Union européenne apporte également son soutien dans le domaine de l‘éducation. Autour de l’université Laboral, un parc technologique et scientifique a vu le jour il y a 4 ans. Trente six compagnies et un millier de personnes participent à son fonctionnement.
Pablo Priesca est le directeur général du CTIC, un consortium qui souhaite rendre plus accessibles les nouvelles technologies aux habitants de la ville.

“Au cours des années 90 ont été mises au point un certain nombre de stratégies pour modifier l’approche économique et pour ouvrir l‘économie locale à de nouvelles activités. Le gouvernement régional a alors réalisé une enquête pour définir les priorités. Parmi ces priorités figuraient les technologies de l’information” dit Pablo.

Une centaine de personnes travaillent au CTIC pour former les enfants et les adolescent à l’utilisation de ces nouvelles technologies en utilisant les outils typique servant aux technologies de l’information.

Les explications de Francisco Florez, programmeur-développeur. “Ce que l’on voit là, c’est Fantas-Technik, un projet qui cible les écoliers. de cette manière il est plus simple d’enseigner ces technologies à l‘école”. Le parc scientifique de Gijon est prisé par les jeunes développeurs de toute l’Espagne. Ces étudiants, après l’université, se lancent souvent dans la création de solution pour simplifier la vie et la communication. La créativité de ces jeunes n’est pas seulement vouée au commerce. Exemple ici, cette machine incroyable dédiée au cidre local.

Pour apprécier toutes les propriétés de cette boisson alcoolisée, ce cidre doit être servi de très haut, de manière à augmenter son oxygénation. Un geste très ancien et traditionnel qui pourrait être facilité si ces jeunes dévelopent leur procédé… C’est ce mélange entre tradition et modernité qui a rendu l’espoir à la ville et tracé le chemin de l’avenir pour Gijon.