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Haider, le visage décrié et charismatique de l'extrême-droite autrichienne

 Haider, le visage décrié et charismatique de l'extrême-droite autrichienne
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Il était le visage décrié, charismatique et controversé de l’extrême-droite autrichienne depuis plus de 20 ans.

Né en 1950 au sein d’une famille imprégnée d’idéologie nazie, Jörg Haider avait pris en 1986 le contrôle du FPÖ, un petit parti qui ne recueillait alors que 4% des voix.

Trois ans plus tard, il se faisait élire gouverneur de la Carinthie dans le sud du pays. Une province qu’il dirigera pendant des années et dont il fera non seulement un fief mais aussi une vitrine de sa politique populiste.

Bronzé, sportif, paraissant toujours jeune et très attaché aux traditions, Haider était aussi un adepte des phrases chocs et des diatribes xénophobes “rendant hommage aux SS ou qualifiant les camps de concentrations de camps pénitentiaires”.

Interviewé en 2001 par Euronews, il déclarait alors avec force qu’il était opposé à la philosophie officielle de l’Union européenne car elle tentait selon lui de centraliser le pouvoir au niveau européen. Il se voulait le fer de lance de la séparation des pouvoirs et d’un retour au peuple.

Cette période fut marquée par des sanctions temporaires et une forte tension entre l’Union et l’Autriche,quelques mois seulement après son coup de tonnerre aux législatives de 1999 où son parti le FPÖ avait remporté un succès historique avec 27% des voix. Le FPÖ forma une coalition controversée pendant sept ans avec les conservateurs du chancelier Wolfgang Schüssel.

En 2005, au terme de querelles intestines dans l’extrême-droite, Haider avait quitté le FPÖ et fondé le BZO. Un parti qu’il propulsa à 10% des suffrages lors des dernières législatives de septembre 2008 qui marquèrent l’ultime retour d’un homme donné plusieurs fois fini.

Haider ne parvint pas à dépasser son ancien parti le FPÖ conduit par le jeune Christian Strache dont il fut le mentor et qui réalisa 17% des voix.

Une élection qui fut pour le richissime Haider, celle de la dernière danse.