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Coupe Icare : Le "Woodstock" du Vol Libre

Coupe Icare : Le "Woodstock" du Vol Libre
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C’est le rendez-vous des amateurs de vol libre, un Festival qui n’existe nulle part ailleurs. La 36ième édition de la Coupe Icare s’est déroulée du 17 au 20 septembre 2009, à Saint Hilaire du Touvet, dans le massif de la Chartreuse, en France.

Incontournable, le concours de déguisements a attiré à lui seul plusieurs milliers d’aficionados du vol libre.

Bien au-delà d’un simple carnaval, cet exercice, beaucoup plus difficile qu’il n’y paraît, a permis aux parapentistes, et autres pilotes de deltaplanes, de tester leur adresse, dans des conditions pas toujours évidentes.

L’ambiance était détendue et ludique. Cette année, on a vu voler une maison, un hippopotame, les bénévoles de l’Association L’Aile aux Enfants ont eux offert leur baptème de l’air à six jeunes filles et garçons en rémission de cancers.

Pour tous ces “doux-fous” volants, l’objectif était avant tout de se faire plaisir. On ne se prend surtout jamais au serieux. C’est l’esprit de cette Coupe Icare, depuis toujours. Icône du vol libre, le parapente occupait le devant de la scène dans cette manifestation La pratique a véritablement explosé depuis 20 ans. Aujourd’hui, pour un investissement initial de moins de 2000 Euros, et bien sûr avec une solide formation dans une école spécialisée, n’importe qui, ou presque, peut accéder au rêve d’Icare. Selon Jean Paul Dubillon, l’une des figures du parapente en Europe, “Le parapente, est un engin qui est extraordinairement facile. On peut essayer sans prendre de risques. Mais, c’est aussi une activité dangereuse, difficile, et qui réclame des compétences en aérologie, et une bonne connaissance de la météo”. Le rêve d’Icare ne s’improvise donc pas. La Coupe Icare a aussi permis à certains de dénicher les nouveaux spots, de faire le point sur les autorisations de vol qui ne sont pas les mêmes partout en Europe, ou encore de tester un simulateur. Les plus curieux ont pu s‘émerveiller avec les dirigeables de dernière génération, qui, comme les voitures, fonctionnent entièrement à l‘électricité. Et puis, les plus sportifs, se sont evidemment intéressés aux nouvelles pratiques, toujours plus extrêmes, toujours plus proches de ce fameux rêve d’Icare : voler comme un oiseau. Le Wingsuit, par exemple, est exclusivement réservé à une élite de parachutistes aguerris. Les sauteurs sont équipés de combinaisons aux allures de chauve-souris. Les combinaisons de Wingsuit offrent davantage de resistance à l’air. Elles permettent, par rapport à un saut classique, de voler presque trois fois plus longtemps avant de déclencher son parachute, et de réaliser davantage d’acrobaties. Les plus extrèmes des Wingsuiteurs, comme le Champion du Monde de Free Fly, Loic Jean Albert (11 000 sauts à son actif), cherchent maintenant à évoluer au plus près des reliefs, le plus longtemps et avec le plus de fluidité possible, excatement comme les oiseaux. Le rêve d’Icare a encore de beaux jours devant lui.