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Belgique : Vers une interdiction générale de la burqa

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Belgique : Vers une interdiction générale de la burqa

Belgique : Vers une interdiction générale de la burqa
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La Belgique est en passe de devenir le premier pays européen à interdire la burqa dans tous les espaces publics. Les députés ont prévu de voter ce jeudi une loi qui interdit le port de vêtement cachant l’ensemble du visage à l’exception des yeux. Cela vise, sans les nommer, les voiles islamiques intégraux tels que la burqa ou le niqab.

Le sujet divise l’opinion. “C’est une loi qui va à l’encontre du droit de l’homme et du citoyen, qui va à l’encontre de l’islam et à l’encontre des musulmans”, estime Salma, une jeune femme portant le niqab. Elle poursuit : “cela nous empêche, nous les femmes musulmanes, de nous habiller comme on veut, et de nous exprimer comme on veut”.

Les promoteurs de cette loi, eux, parlent d’une mesure de sécurité, estimant que chaque personne doit être reconnaissable dans la rue. Mais surtout, ils considèrent que ce texte contribuera à l‘émancipation des femmes. “C’est une question de vivre en commun”, affirme Xavier Baeselen, député francophone. “Si vous avez la possibilité de voir mon visage, je dois avoir la possibilité de voir le vôtre” ajoute-t-il.

Il n’y a pas qu’en Belgique que la burqa est en débat. En France aussi, plusieurs voix s‘élèvent pour bannir le voile intégral de l’espace public. Le président Nicolas Sarkozy s’est ainsi exprimé ce mercredi dans ce sens. Le gouvernement envisage de présenter un projet de loi courant mai. Le Premier ministre, François Fillon, a apporté des précisions ce mercredi : “on va proposer un projet de loi qui s’appuiera, pour une large part, sur la question de la dignité de la personne, sur la question de l‘égalité homme/femme dans la société. On est prêt à prendre des risques juridiques parce que nous pensons que le jeu en vaut la chandelle”, a-t-il lancé. Pourtant, en mars dernier, le conseil d’Etat avait émis des réserves, en indiquant qu’une éventuelle interdiction de la burqa n’aurait pas de fondements juridiques, et par conséquent, cela pourrait être invalidé par le Conseil constitutionnel.