DERNIERE MINUTE

Un pas de plus vers l'Europe de la santé

Un pas de plus vers l'Europe de la santé
Euronews logo
Taille du texte Aa Aa

D’ici à 2013, il sera plus facile de se faire soigner dans un autre Etat-membre de l’Union. Les eurodéputés ont approuvé une loi en ce sens ce mercredi à Strasbourg. Les parlements nationaux ont trente mois pour l’intégrer dans leurs législations respectives.

Le texte concerne exclusivement les soins programmés, comme l’explique sa rapporteuse, Françoise Grossetête, du parti populaire européen :
“jusqu‘à présent, seuls les soins d’urgence concernant par exemple un touriste dans un Etat membre de l’Union européenne ou par exemple nos étudiants qui se déplacent grâce à Erasmus bénéficiaient du réglement sécurité sociale, qui permettait d‘être remboursé pour des soins d’urgence. Mais cela ne concernait pas les soins dont vous pouvez avoir besoin à un moment ou à un autre de votre existence.”

A l’heure actuelle, 10 milliards d’euros sont consacrés aux soins transfrontaliers chaque année dans l’Union. Seul 1% des Européens vont se faire soigner à l‘étranger.

La nouvelle loi donne la possibilité au pays d’origine de soumettre à autorisation toute hospitalisation ou soin hautement spécialisé et coûteux à l‘étranger.

Les autorités de santé nationales pourront refuser de la délivrer si des soins appropriés peuvent être dispensés sur place dans le délai requis.

Les frais ne seront pas toujours remboursés à 100% comme le signale Pascal Garel, directeur général de la fédération européenne des hôpitaux et des services de santé : “lorsque vous irez à l‘étranger pour obtenir un soin, qui existe dans votre pays mais que pour x ou y vous souhaitez obtenir ailleurs, eh bien, on ne vous remboursera que le montant qui vous aurait été remboursé dans votre Etat membre. Probablement aussi, le patient lui-même devrait prendre en charge l‘éventuelle différence de coût.”

Autre nouveauté instaurée par la directive : une ordonnance délivrée dans un des 27 sera acceptée dans n’importe quel autre Etat-membre de l’Union. Un point dit de contact sera créé dans chaque pays membre pour informer les patients sur leurs droits.

Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.