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La parité divise les commissaires européens

La parité divise les commissaires européens
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C’est pourtant le combat de Viviane Reding depuis un an. La vice-présidente de la Commission européenne veut imposer 40% de femmes dans les conseils d’administrations des grandes entreprises sous peine de sanctions. Mais sa proposition est loin de faire l’unanimité. A Strasbourg, ce mardi, les commissaires européens sont restés très divisés sur la question. Résultat: l’examen du texte est repoussé à la mi-novembre. Mais Viviane Reding ne renonce pas : “C’est un combat que nous menons depuis 100 ans, alors une ou deux semaines de plus ne changeront rien dit-elle. Ce qui est important, c’est que la Commission fournisse une législation solide. Nous avons besoin de plus de temps, le service juridique a besoin de plus de temps pour étudier cette proposition.”

L’Europe des entreprises reste encore un univers masculin : dans les conseils d’administration des grandes entreprises, à peine un membre sur dix est une femme, et dans 97% des cas, le PDG est un homme.

Et quelles soient commissaires ou députées européennes, le consensus n’est pas forcément de mise. L’eurodéputée danoise du Parti social-démocrate Britta Thomsen : “Nous sommes tous d’accord que nous avons besoin de plus de femmes dans les conseils d’administrations des entreprises. Là où nous ne sommes pas d’accord, c’est à propos de la méthode mais nous avons besoin de plus de femmes”.

Foncièrement contre, l’eurodéputée britannique (groupe des Conservateurs et Réformistes européens) Marina Yannakoudakis :” Nous devons débattre, c’est très important mais nous n’avons pas besoin d’une législation émanant de Bruxelles, chaque Etat membre doit trouver la solution qui convient le mieux à son industrie, son économie et son mode de vie.”

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