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Turquie : le bras de fer entre justice et exécutif se durcit

Turquie : le bras de fer entre justice et exécutif se durcit
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En Turquie, le gouvernement et la Cour constitutionnelle continuent de s’opposer. Un bras de fer qui s’est même durci à l’occasion du 52e anniversaire de la plus haute instance judiciaire du pays. Accusé par le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan d’agir contre les intérêts nationaux, le président de la cour suprême a répondu que les tribunaux ne recevaient pas d’ordre :

“La justice n’est pas et ne doit pas être utilisée pour tendre un piège à la volonté du peuple. La justice a été récemment confrontée à de lourdes accusations en étant qualifiée ‘d‘État parallèle’ et de ‘gang’. Il est impossible pour la justice de rester debout en étant salie par ces allégations.”

Le camp du pouvoir islamo-conservateur n’a pas attendu longtemps pour répondre, par l’intermédiaire du ministre de la Justice Bekir Bozdag : “La Cour constitutionnelle est une institution judiciaire et son président un membre de la justice. Il n’y avait pas d’aspect juridique dans ce discours qui était plein de polémiques politiques, du début à la fin.”

Les passes d’armes se sont multipliées ces dernières semaines. Notamment quand la Cour suprême a ordonné la levée du blocage de l’accès à Twitter. Le réseau social avait été interdit par le gouvernement suite à la diffusion d‘écoutes téléphoniques compromettantes.

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