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Le pape en Terre Sainte : voyage inter-religieux et très politique

Le pape en Terre Sainte : voyage inter-religieux et très politique
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Tout est prêt en Terre Sainte et notamment à Bethléem, pour accueillir le pape François. C’est sa première visite dans cette région et elle se fera au pas de course. Trois jours, trois pays, et des hauts lieux des différentes religions. Une visite que le souverain pontife veut strictement religieuse, avec une incontournable dimension inter-religieuse, mais qui sera aussi politique, par le contexte dans la région et ses rencontres avec les chefs d’Etat.

Rula Maayah, ministre palestinienne du Tourisme : “la présence de Sa Sainteté le pape en Palestine, dans un véhicule non blindé, sans verre de protection couvrant son véhicule, c’est bien sûr un message au monde entier que la Palestine est sure, et que le Pape à Bethléem se sent en sécurité parmi les Palestiniens. Il les rencontrera dans les rues, pendant la messe.”

Pour être proche des gens, c’est à bord d’une voiture découverte et non blindée que François veut circuler et prendre deux bains de foule, dont un à Bethléem auprès des réfugiés du camp de Dheisheh pour marquer son attention aux souffrances du peuple palestinien. Une visite émaillée de lieux chargés de symboles, où il sera aussi question de la fuite des chrétiens d’Orient.

Ce jeune homme a parcouru 60 000 kilomètres, 22 pays à leur rencontre et vient d’arriver à Jérusalem pour remettre son livre-souvenir au pape : “si j’ai une attente, c’est qu’il invite tous ces chrétiens justement à garder leur foi, à garder leur identité et à ne pas quitter leur terre. Parce que les Chrétiens sont d’ici. Ils ont leur place en Orient.”

Jérusalem, lieu symbolique s’il en est, en matière de dialogue inter-religieux, et étape sans doute la plus délicate du voyage. L’Esplanade des mosquées, le Cénacle, le Mur des lamentations, le cimetière national du Mont Herzl puis le mémorial de l’Holocauste, le Yad Vashem, autant de sites où Israël a dû renforcer considérablement la sécurité.

Eamon Kelly est prêtre : “nous avons trois religions à Jérusalem, qui ont d’importantes racines historiques, et apprendre à vivre ensemble est un très grand défi. Alors le pape François nous arrive comme un père.”

Relancer le dialogue inter-religieux, mais aussi l’unité entre chrétiens. C’est également symbolique si le pape rencontrera Bartholomeos 1er, 50 ans après le voyage de Paul VI en terre sainte et sa rencontre avec le patriarche orthodoxe Athénagoras.

Mais avant tout cela et dès samedi, le pape François sera à Aman ou ses préoccupations quant à l’accélération ces dernières années de l’exode des chrétiens d’Irak, de Syrie et de Palestine devraient trouver écho. La Jordanie compte 2 % de chrétiens, mais prône la tolérance religieuse.