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Lutte contre la coca: l'ONU débloque une aide pour la Colombie

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Lutte contre la coca: l'ONU débloque une aide pour la Colombie

Lutte contre la coca: l'ONU débloque une aide pour la Colombie
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L'ONU et la Colombie, principal producteur mondial de cocaïne, ont passé vendredi un accord portant sur le versement de 270 millions d'euros pour aider à l'éradication et la reconversion des plantations de coca, en application du plan de paix signé avec les FARC. L'accord signé vendredi à Vienne est qualifié "d'historique" par l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), dont le siège se trouve dans la capitale autrichienne. "Il s'agit d'une opportunité unique d'endiguer la culture de coca en Colombie et d'aider les cultivateurs à se tourner vers des alternatives de développement", a estimé le directeur de l'ONUDC, Yury Fedotov, dans un communiqué. Le représentant colombien, Rafael Pardo Rueda, ancien ministre du Travail et chargé de suivre l'accord signé en novembre 2016 avec les Farc, a jugé ce partenariat avec l'ONU "fondamental" pour la mise en oeuvre du plan de paix. Le programme signé vendredi, d'une valeur de 315 millions de dollars (270 millions d'euros), vise à "superviser" les actions mises en place par Bogota pour réduire les cultures illégales de coca et offrir des cultures de substitution, selon l'UNODC. Avec 146.000 hectares consacrés à la culture de feuille de coca, ingrédient de base de la cocaïne, la Colombie était en 2016 le principal producteur et exportateur de cocaïne dans le monde, selon l'ONU. A la faveur de l'accord de paix historique ayant permis le désarmement et la transformation en parti politique de la guérilla des Farc, impliquée dans le trafic de drogue, le président colombien Juan Manuel Santos a lancé en mai un programme de substitution des plantations de coca. Parallèlement, l'ONU a créé en juillet une nouvelle mission en Colombie pour aider les rebelles des Farc à réintégrer la société et ainsi favoriser le processus de paix. Le plan de substitution, qui concerne 83.790 familles, vise à convertir 50.000 hectares de coca en 12 mois, en échange d'une subvention mensuelle d'un million de pesos (environ 330 dollars) pendant un an et d'une assistance technique de deux ans. En complément, la Colombie espère parvenir à éradiquer 50.000 autres hectares de coca. Mais l'objectif de reconvertir des terres en champs de café ou de bananes se heurte à de nombreux obstacles notamment du fait du manque d'infrastructures pour valoriser, acheminer et commercialiser les récoltes produites dans des régions reculées. "La réduction des zones de culture de coca n'est pas une tâche facile du point de vue logistique et administratif, mais aussi parce que cela diminue une rente illégale qui bénéficiait à un groupe illégal", a expliqué à Vienne le représentant du gouvernement colombien. Aux Etats-Unis, principale destination de la cocaïne colombienne, le Congrès a voté une aide de 450 millions de dollars pour financer un programme dit "Paz Colombia" (Paix en Colombie). En plus d'un demi-siècle, le complexe conflit armé colombien a impliqué une trentaine de guérillas, des milices paramilitaires d'extrême droite et les forces de l'ordre, faisant au moins 260.000 morts, plus de 60.000 disparus et 7,1 millions de déplacés.
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