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Du foot au rugby en 24 heures: le défi jardinier du Stade de France

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Du foot au rugby en 24 heures: le défi jardinier du Stade de France

Du foot au rugby en 24 heures: le défi jardinier du Stade de France
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Situation inédite pour le Stade de France: quand les Bleus du football termineront vendredi soir leur match amical face aux Gallois, il ne restera plus qu'une vingtaine d'heures à l'enceinte aux 80.000 places pour passer en configuration rugby avant France-Nouvelle-Zélande samedi, un défi aussi bien "jardinier" que logistique. En 2013, une finale de Coupe de France avait été suivie le lendemain d'une finale de Top 14, "mais les deux équipes de France sur deux jours, en 20 ans d'exploitation, ça n'a jamais eu lieu", se souvient Benoît Lavallée, directeur adjoint de la programmation du Stade de France. "Néanmoins, on a l'expérience pour aborder cela sereinement". Premier challenge: la pelouse. "Ca va être deux jours bien chargés!", lance Tony Stones, le "ground manager" - ne l’appelez pas jardinier! - de l'enceinte, un Anglais qui a pouponné l'herbe londonienne du mythique Wembley. Après France-Galles vendredi, "il faudra effacer les lignes, monter les poteaux de rugby, raboter toutes les mottes", énumère-t-il. Pas de tonte entre les deux matches. "On va seulement rouler dessus (pour durcir le sol), en ajoutant un peu plus de poids que d'habitude sur les machines pour être certain d'avoir la dureté nécessaire". - Précision militaire - Tony Stones mènera un groupe de 17 spécialistes, cinq de plus que d'habitude, pendant toute la nuit jusqu'à 6h00 du matin. L'équipe reviendra vers 15h00 pour les finitions. Entre temps, cinq logos géants - destinés à la diffusion TV - seront peints sur le gazon et auront le temps de sécher. "De la précision militaire", assure-t-il. Le programme logistique est tout aussi précis. Les fédérations de football (FFF) et de rugby (FFR) - organisatrices des rencontres en coactivité avec le Stade de France -, préparent cet enchaînement depuis plusieurs mois. Pourtant, il a fallu attendre fin octobre et l’officialisation de France-pays de Galles pour que le +scénario+ soit confirmé. "Pour nous, le défi était de se caler compte tenu des contraintes de la FFR, et de faciliter au maximum leur organisation", détaille Laurent Georges, le match-manager de la FFF, qui avait invité ses homologues au stade lors de France-Belarus, en octobre, pour "qu’ils estiment leur charge de travail supplémentaire". "C'est un peu moins confortable pour nous car on doit faire intervenir nos prestataires la nuit, mais cela reste faisable", garantit à l’AFP le directeur général de la FFR Sébastien Conchy. "Cela met nos équipes dans une tension supplémentaire, mais on savait qu’il y avait un risque que le calendrier se chevauche en cas de qualification directe des Bleus pour le Mondial, et on a évidemment espéré qu’ils se qualifient." - Travail de nuit - Certains espaces, comme la zone mixte, ont été mutualisés. Les diffuseurs TV se sont arrangés pour utiliser le même car régie et les mêmes caméras. Le dispositif publicitaire de bord de pelouse sera lui aussi réutilisé, tandis que la circulation des prestataires sortant et entrant dans le stade dans la nuit, "a été organisée" grâce à un planning millimétré. "Mécaniquement, il y a un coût supplémentaire car c’est du travail de nuit en jour férié, mais le travail effectué en amont pour mutualiser certaines dépenses va venir contrebalancer les surcoûts de chacun", assure Benoît Lavallée. Côté équipes de France, la proximité des deux matches ne dérange pas. Les footballeurs sont ravis de passer en premier: "Dans l'autre sens, ça aurait été beaucoup plus compliqué pour nous par rapport à la pelouse", a estimé Didier Deschamps. "Eux, les rugbymen, il vaut mieux qu'ils aient de bonnes pelouses, mais que le ballon roule bien ou pas, ça a moins de conséquences sur le jeu". Pour les rugbymen, la problématique du traditionnel entraînement de veille de match ne se pose plus depuis l’arrivée de Guy Novès: il a lieu à Marcoussis. Et personne ne semble inquiet pour la pelouse. "Certains chez nous n'étaient même pas au courant qu'il y avait les Bleus la veille!", plaisante-t-on au sein du XV de France.
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