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Coupe Davis: une belle occasion pour une génération française sans grand titre

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Coupe Davis: une belle occasion pour une génération française sans grand titre

Coupe Davis: une belle occasion pour une génération française sans grand titre
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La finale de la Coupe Davis contre la Belgique, en approche, est une formidable occasion de soulever enfin un grand titre pour une génération qui n'en a encore jamais gagné en simple. Yannick Noah, le guide des épopées de 1991 et 1996, de retour sur la chaise l'an passé, espère la mener vers cet aboutissement. La Belgique, que les Bleus recevront à Villeneuve-d'Ascq de vendredi à dimanche, est un adversaire bien plus abordable sur le papier que la Serbie de Novak Djokovic et la Suisse de Roger Federer et Stan Wawrinka, qui les avaient privés du Saladier d'argent en 2010 en 2014. L'ancien capitaine Guy Forget (1999-2012) évalue les chances de la France "à 65 ou 70%" avec un "avantage clair" de jouer à domicile, même si la rencontre ne se déroulera qu'à quelques kilomètres de la frontière belge. Pour Arnaud Clément, capitaine de 2013 à 2015, "c'est une occasion en or". "Malgré tout le respect que j'ai pour l'équipe belge, finaliste pour la deuxième fois en trois ans, je trouve que la France est nettement supérieure sur le papier. Elle est vraiment favorite". Les meilleurs espoirs de la Belgique pour gagner un premier Saladier d'argent reposent sur David Goffin (8e), auteur à 26 ans de la meilleure saison de sa carrière, auréolée samedi d'une qualification pour la finale du Masters après sa victoire inattendue contre Federer. Le Wallon est capable de remporter ses deux simples le vendredi et le dimanche. "Il n'aura pas le droit de perdre un match", estime l'ancien joueur de l'équipe de France Michaël Llodra, qui avait conseillé les Belges en double lors de leur finale perdue en 2015 contre la Grande-Bretagne d'Andy Murray. Car la France a suffisamment de munitions dans ses rangs pour faire la différence lors des trois autres rencontres (deux simples, un double) face aux camarades de Goffin, d'un niveau bien plus limité que lui. - Le double, faiblesse des Belges - Il faudra se méfier cependant du N.2 belge Steve Darcis (76e), capable de se transcender sous le maillot national comme au premier tour en Allemagne où Goffin était forfait. Les quatre meilleurs Français en simple, retenus par Noah dans un groupe pour l'instant élargi de six joueurs, c'est à dire Jo-Wilfried Tsonga (15e), Lucas Pouille (18e), Richard Gasquet (31e) et Julien Benneteau (57e), sont tous mieux classés que lui. Le talon d'Achille de la Belgique, c'est le double avec Ruben Bemelmans (106e) qui sera associé en principe à Arthur de Greef (174e), sauf si Joris de Loore (279e) a suffisamment récupéré de son opération d'un genou, mi-septembre. "Le double, on a largement le niveau pour le gagner", estime Forget en évoquant la saison de Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert qui ont participé pour la troisième année de suite au Masters et ont gagné deux titres majeurs (US Open 2015, Wimbledon 2016). - 16 ans de disette - "On est nettement plus fort en double", renchérit Llodra, en soulignant aussi le palmarès de Benneteau, titré à Roland-Garros en double en 2014, et médaillé de bronze olympique en 2012 aux côtés de Gasquet. Un dixième titre en Coupe Davis mettrait fin à une disette de 16 ans dans cette compétition et atténuerait les déceptions vécues en simple par les meilleurs joueurs français, en particulier Tsonga. Le Manceau de 32 ans est celui qui a remporté les titres les plus marquants de cette génération, à savoir les Masters 1000 de Paris (2008) et du Canada (2014), des tournois situés dans la hiérarchie juste derrière ceux du Grand Chelem et du "tournoi des maîtres". C'est aussi celui qui s'est le plus approché d'un triomphe au Masters (défaite en finale en 2011 contre Federer) et dans les "Majeurs" avec une finale à l'Open d'Australie en 2008.
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