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Sanctionné à cause de ses supporters, le PSG jouera sans ses ultras contre Troyes

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Sanctionné à cause de ses supporters, le PSG jouera sans ses ultras contre Troyes

Sanctionné à cause de ses supporters, le PSG jouera sans ses ultras contre Troyes
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Un match à huis clos partiel: c'est ce qu'a coûté au Paris SG l'usage de nombreux engins pyrotechniques par ses supporters ultras lors de la réception de Nice le 27 octobre dernier. Le club parisien devra faire sans sa tribune Auteuil, la plus bruyante, pour la réception de Troyes mercredi. Le communiqué de la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) est tombé peu de temps avant 23h00: pour sanctionner le "comportement des supporters du Paris Saint-Germain" lors de PSG-Nice (3-0), est infligé "un match à huis clos pour la tribune Auteuil par révocation de sursis". Cette tribune accueille depuis octobre 2016 les supporters ultras du Paris SG, auparavant bannis du Parc des Princes depuis 2010 et la mise en place du plan Leproux. Ce dernier, qui faisait suite à un phénomène de violences ayant notamment coûté la vie à un supporter, avait introduit le placement aléatoire dans le stade. Face à Nice, les supporters ultras rassemblés sous la bannière du Collectif ultras Paris (CUP), avaient célébré le 10e anniversaire de la "K-Soce Team", une de ses principales composantes, en 'craquant' de nombreux engins pyrotechniques. - 'Grand n'importe quoi' - La tribune Auteuil du Parc des Princes était sous le coup d'un sursis de deux matches à huis-clos partiel depuis la finale de la Coupe de la Ligue remportée par le PSG contre Monaco à Lyon, marquée par des "dégradations multiples et importantes dans le stade" imputées aux supporters parisiens. Finalement, la tribune Auteuil ne sera dans l'immédiat fermée que pour un seul match, en l'occurrence le prochain à domicile du PSG, mercredi contre Troyes dans le cadre de la 15e journée de Ligue 1, a confirmé la LFP à l'AFP jeudi soir. Dans une interview au quotidien L'Equipe daté de mardi, le président de la commission de discipline de la LFP, Sébastien Deneux, avait prévenu: "A la commission de discipline, nous prendrons nos responsabilités quels que soient les clubs. Il est hors de question que cela continue comme ça", avait-il plaidé, fustigeant quatre clubs, dont Paris: "PSG, Marseille, Saint-Etienne, Bordeaux, cela devient du grand n'importe quoi". Ces déclarations lui ont valu les foudres de l'Association nationale des supporters, l'ANS, qui, dans une lettre ouverte à Sébastien Deneux, a estimé qu'il avait "méconnu (son) devoir de réserve en exprimant un avis personnel et en portant des jugements subjectifs" sur ce sujet. Les supporters dénonçaient un manquement "aux devoirs d'indépendance et d'impartialité" ou un "manquement au principe du contradictoire et des droits de la défense". - 'Fermeté' - Selon des chiffres de la Ligue, 800 engins pyrotechniques ont été utilisés après 13 journées, contre 376 l'an dernier à la même époque. Sur ce point, les clubs doivent "assumer un discours de fermeté", a déclaré à l'AFP le commissaire en charge de la lutte contre le hooliganisme (DNLH), Antoine Mordacq, qui a demandé "un renforcement net" sur "les palpations de sécurité et des fouilles des tribunes avant les matches, qui sont de la responsabilité des clubs". Lors de cette très riche séance de la commission de discipline, l'Olympique de Marseille a pour sa part été sanctionnée de deux matches à huis clos avec sursis pour les virages sud et nord du Vélodrome, en raison de "l'usage d'engins pyrotechniques, jet d'objets, utilisation de lasers, intrusions de spectateurs" lors du "Clasico" contre Paris, le 22 octobre. Enfin, la Commission de discipline a placé en instruction les dossiers concernant le match entre Bordeaux et Marseille dimanche, une rencontre marquée par l'utilisation de nombreux engins pyrotechniques par les supporters bordelais - dont l'un a été blessé à la main par l'explosion d'un pétard - et par l'envahissement du terrain de la part des supporters bordelais et marseillais.
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