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Ski: après le drame, le réconfort de la compétition à Lake Louise

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Ski: après le drame, le réconfort de la compétition à Lake Louise

Ski: après le drame, le réconfort de la compétition à Lake Louise
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La grande famille des descendeurs n'est pas près d'oublier David Poisson, disparu brutalement à 35 ans, mais les cadors de la discipline ont retrouvé vendredi à Lake Louise le chemin de la Coupe du monde avec un certain soulagement. Onze jours après la mort du Français sur une piste d'entraînement de Nakiska, non loin de Lake Louise, "Kaillou", comme il était affectueusement surnommé, reste dans tous les esprits. Il est même sur les casques de tous les skieurs du circuit mondial, sous la forme d'un petit autocollant, un cœur aux couleurs du drapeau français frappé des lettres D et P à l'initiative des descendeurs italiens, Werner Heel et Matteo Marsaglia. "On voulait pouvoir se souvenir de David pour toute la saison, pas seulement pour un jour ou une semaine", explique Heel qui a débuté en Coupe du monde, en même temps que le Français. "La descente est une discipline spéciale, on s'entraîne toute la semaine ensemble, on mange et vit tous ensemble", poursuit pudiquement l'Italien. Après deux jours d'attente et de caprices de la météo qui ont conduit à l'annulation des entraînements de mercredi et de jeudi, ces funambules qui dévalent des pistes verglacées à plus de 120 km/h se sont jetés à corps perdu sur la "Men's Olympic" de Lake Louise. - Théaux meilleur chrono - "C'est important pour les coureurs de passer à autre chose, tu ne peux pas passer tes journées à trop réfléchir sur ce qui s'est passé", admet le Canadien Eric Guay. Cet unique entraînement officiel a été très difficile à aborder pour l'équipe de France, et en même temps lui a fait du bien. Les Bleus qui se protègent en gardant le silence, se sont offerts un peu de réconfort avec une belle prestation d'ensemble à la veille de la première descente de la saison. Adrien Théaux a signé le meilleur temps et deux autres Bleus, Johan Clarey (12e) et Guillermo Fayed (15e) sont entrés dans le top 15. "C'est un soulagement pour tous les garçons après tout ce qu'on a vécu (...) il faut leur dire respect, cela va nous donner plus de confiance", insiste David Chastan, le patron de l'équipe masculine. Pas facile d'oublier la tragédie et de tenter de tourner la page dans le station-village de Lake Louise (1000 habitants) ou dans le petit cercle de la Coupe du monde. Toutes les équipes sont ainsi logées au Château Lake Louise, un gigantesque complexe hôtelier situé dans un cadre idyllique, au bord d'un lac. Tout ramène les Bleus à la disparition brutale de leur coéquipier, comme les petits mots d'encouragement du personnel de l'hôtel ou même des gestes d'anonymes, comme ce Canadien qui a payé l'addition d'un repas pris par des entraîneurs français. "Tous les soutiens qu'on a nous font plaisir, mais on ne va oublier David après un week-end ou une course", assure David Chastan. - 'Plus facile' - Encore convalescent, le circuit mondial espère vivre un week-end sans accident, ni blessure. Avec ces longues portions de glisse et une neige relativement douce, Lake Louise est considéré comme une entrée en matière idéale pour la saison, loin des difficultés extrêmes et glacées de Beaver Creek (Etats-Unis) ou de Kiztbühel (Autriche). Mais la mort de David Poisson a conduit les responsables de la Fédération internationale de ski (FIS), en charge de la conception des descentes, à proposer un tracé "plus facile, pas fou", résume Markus Waldner, le directeur du circuit masculin. "On pensait faire un tracé difficile avant l'accident de David, pour essayer de compliquer les choses sur une piste relativement facile, mais on a changé de stratégie, car on sait que beaucoup de skieurs, pas seulement les Français, auront des difficultés pour être à 100%", conclut M. Waldner.
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