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Découvrir les talents: les scouts de l'AS Rome voient plus de "600 matches par an"

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Découvrir les talents: les scouts de l'AS Rome voient plus de "600 matches par an"

Découvrir les talents: les scouts de l'AS Rome voient plus de "600 matches par an"
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Un scout de l'AS Rome voit plus de "600 matches par an" en moyenne, explique à l'AFP Francesco Vallone, coordinateur du scouting au sein de la direction sportive du club, qui a attiré en avril 2017 le célèbre Monchi pour muscler son recrutement. QUESTION: Comment s'organise la chaîne de décision dans le recrutement de l'AS Rome? Où intervient l'entraîneur? REPONSE: "Le département scouting dépend directement et exclusivement du directeur sportif. C'est lui qui est en lien avec l'entraîneur, qui doit comprendre ses exigences et qui cherche à faire le lien entre ses demandes et la situation du mercato. Il essaie d'apporter à l'entraîneur un maximum d'informations, puisque le coach, bien sûr, est plus concentré sur son équipe et sur son travail que sur ce qu'il se passe dans le football international. La direction sportive est donc impliquée dans les logiques de jeu que souhaite le technicien. Mais l'entraîneur entraîne et le directeur sportif choisit les joueurs à entraîner." Q: Combien de personnes travaillent sur le scouting à la Roma et quels sont leurs profils? R: "C'est le directeur sportif Monchi en premier lieu, qui supervise et organise toutes les phases de développement de la chaîne du scouting. Il souhaite avoir un rapport direct avec les scouts et il a avec eux une relation constante, sur une base hebdomadaire, ou mensuelle pour certains, que ce soit via des têtes-à-têtes, au téléphone ou par mail. Aujourd'hui, la structure compte neuf personnes plus un coordinateur pour ce qui concerne l'équipe première. Pour les équipes de jeunes, nous avons deux coordinateurs et un scout pour chaque région suivie." Q: Concrètement, comment s'organise la recherche de joueurs ? R: "Il y a une très large sélection qui est faite en amont, qui prévoit la couverture d'une grande quantité de championnats et de compétitions, de la première à la quatrième division. En plus du suivi quotidien effectué par la cellule, on a des signalements qui nous arrivent de toutes sortes de sources. A partir de cette sélection, il y a ensuite plusieurs étapes de filtrage, avec les postes, les caractéristiques techniques, le prix et tout ce qui peut servir à identifier précisément un objectif." Q: Quelle est réellement la plus-value de quelqu'un comme Monchi, qui a la réputation d'être un des meilleurs dans son domaine ? R: "La personnalité, la clarté de son esprit et la précision absolue de ses demandes. Le fait qu'il ait une méthodologie très précise, avec des objectifs qui sont identifiés clairement, que ce soit dans le temps, dans les zones géographiques ou sur les profils, permet de savoir en permanence à quel point on en est. Ca permet donc de savoir ensuite à quel moment accélérer ou à quel moment relâcher un peu la pression qui pèse sur les scouts et sur toute l'organisation." Q: Combien de matches un scout est-il amené à regarder chaque saison ? R: "On ne peut pas donner de réponse très précise. On sait simplement que jusqu'à un certain seuil de matches visionnés chaque jour, on peut maintenir un niveau d'attention très élevé sur de nombreux détails. Au-delà de ce seuil, inévitablement l'attention va baisser. On sait aussi qu'alterner des matches au stade et des matches en vidéo permet de maintenir l'attention à un niveau élevé sur des périodes longues. Mais au total, on peut estimer que la moyenne pour un scout est supérieure à 600 matches par an. Mais ça ne signifie pas qu'il va être capable d'évaluer précisément 15.000 joueurs. Ce qui fait la différence, c'est ce qu'il est capable de mémoriser." Q: Comment est-ce que les instruments informatiques, de vidéo ou de data ont changé le métier de scout ces dernières années ? R: "Ils ont changé le rapport au temps. Aujourd'hui, tous ces systèmes permettent à tout le monde de regarder tout le monde, partout dans le monde. Cela augmente la concurrence et c'est pour ça qu'il faut avoir la meilleure organisation possible pour arriver le premier. Pour le reste, et comme dans tous les domaines, c'est le savoir-faire qui fait la différence entre les clubs." Propos recueillis par Stanislas TOUCHOT
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